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LE PRIX EUROPÉEN DE LITTÉRATURE
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LA BOURSE DE TRADUCTION DU PRIX EUROPÉEN DE LITTÉRATURE
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LE PRIX DE LITTÉRATURE FRANCOPHONE JEAN ARP
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LE PRIX DU PATRIMOINE NATHAN KATZ
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LA BOURSE DE TRADUCTION DU PRIX DU PATRIMOINE NATHAN KATZ
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LES RENCONTRES EUROPÉENNES DE LITTÉRATURE
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LES RENCONTRES EUROPÉENNES DE LITTÉRATURE

PARTENAIRES PUBLICS

L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG

     Exemple unique de fusion entre trois établissements, l’Université de Strasbourg est, aujourd’hui, l’université pluridisciplinaire la plus importante en nombre d’étudiants et de personnels en France.
     S’appuyant sur tous les domaines du savoir, elle entend mener une politique innovante en termes de formation initiale et continue, de recherche, d’insertion professionnelle de ses étudiants tout en jouant un rôle majeur au cœur de la cité et sur la scène internationale.
     Elle inscrit son action au cœur de nombreux partenariats. Citons, entre autres, EUCOR, (Confédération des Universités du Rhin supérieur), qui comprend la Suisse avec Bâle et l’Allemagne avec Karlsruhe et Fribourg (deux universités parmi les 10 universités d’excellence allemande) et la LERU (Ligue des universités européennes de recherche), deux réseaux dont elle est membre fondateur.
     L’Université de Strasbourg figure parmi les 20 universités qui se sont dotées dès janvier 2009 de compétences élargies au moment même où, née de la fusion des universités Louis Pasteur, Marc Bloch et Robert Schuman, elle devenait unique à Strasbourg. Lauréate de l’opération campus initiée par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, elle s’est lancé le défi d’occuper bientôt une place de choix dans le paysage universitaire international.
     Localisée sur 4 campus principaux répartis sur l'ensemble de la Communauté Urbaine de Strasbourg, l'Université de Strasbourg accueille près de 42 000 étudiants (dont 21 % d'étrangers) et emploie plus de 5 200 personnes. Pluridisciplinaire, son activité de recherche et son offre de formation couvrent les quatre secteurs reconnus par le Code de l'Éducation : les disciplines juridiques, économiques et de gestion, les lettres et les sciences humaines et sociales, les sciences et technologies et les disciplines de santé.
     Née d'une histoire singulière, traversée par deux cultures (française et allemande), mais toujours en adéquation avec les grands bouleversements de son temps, conjuguant judicieusement tradition et innovation, l’Université de Strasbourg a été tout au long de son histoire une université ouverte et pluraliste. Elle a accueilli, au fil du temps, des personnalités prestigieuses, dont 17 prix Nobel.
     Par son potentiel humain, intellectuel et scientifique, elle a l’ambition de relever les défis actuels et, par sa capacité à innover, de devenir l’un des pôles majeurs de la vie universitaire européenne.

L'UFR DES LETTRES DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG

     L’UFR des Lettres de l’Université de Strasbourg regroupe différentes disciplines dans une volonté de renforcer les liens entre des formations voisines et complémentaires : littérature et linguistique françaises, latin, grec, littératures générale et comparée. Deux spécialités « Lettres modernes » et « Lettres classiques » sont proposées ; elles visent à apporter une bonne connaissance de la littérature française, de l’histoire de la langue et des mécanismes de son fonctionnement, une connaissance suffisante du latin et du grec (pour les lettres classiques) et de ses rapports avec la langue française, des capacités à composer un texte, mettre en place une problématique, bâtir une argumentation, faire un exposé oral.
     La spécialité « Lettres modernes » comporte des enseignements en littérature française, littérature générale et comparée, linguistique et langue française, latin. Des options sont proposées afin de donner des possibilités d’ouverture sur d’autres disciplines. Deux parcours sont proposés.
     Le premier est un parcours frano-allemand à partir de la  première année. Ce parcours vise un public d’étudiants attestant d’un bon niveau dans les deux langues, soucieux de mobilité, et intéressés par une approche comparative du français et de l’allemand dans une perspective littéraire et dans un cadre transfrontalier. Les étudiants suivent des cours d’allemand et devront séjourner deux semestres à Fribourg-en-Brisgau et y suivre des cours de Romanistik et de Germanistik à l’Albert-Ludwigs-Universität, partenaire du projet.
     Un second parcours propose une préparation au professorat des écoles en contexte régional et transfrontalier à partir de la troisième année. Ce parcours approfondit les connaissances en lettres et langue (allemand ou anglais) et donne une formation approfondie à la didactique de ces disciplines dans le primaire (stage obligatoire) ; des enseignements de sciences, mathématiques, sciences de l’éducation et sur le contexte régional et transfrontalier sont proposés.
     La spécialité « Lettres classiques » comporte des enseignements en littérature française, linguistique française, latin, grec, avec des possibilités de renforcement des études en grec, des études en latin ou dans une autre discipline.

LA VILLE ET LA COMMUNAUTE URBAINE DE STRASBOURG

     Donner un visage à chaque culture d’Europe : cette belle ambition du Prix Européen de Littérature, la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg la partagent entièrement, et apportent avec conviction leur soutien à cette initiative exigeante et de longue haleine.
     Chaque année depuis cinq ans, le Prix Européen de Littérature honore une grande figure choisie parmi les pays membres de la grande Europe. Plus que la géographie, ce qui réunit ces pays est la conviction que l’Europe partage à la fois des valeurs – la culture et la démocratie, inséparables – et un besoin essentiel de partage, de circulation, de confrontation des textes et des idées. À Strasbourg, ville-carrefour, ville du croisement des langues et de la rencontre des cultures, le Prix Européen de Littérature trouve tout naturellement sa place.
     Strasbourg est historiquement une ville du livre, et conduit une politique volontariste de développement de la lecture publique. Cette action s’appuie sur un réseau de médiathèques actif sur tout le territoire de la communauté urbaine, mais aussi sur l’énergie des libraires, des associations et des institutions culturelles. Dans le foisonnement des initiatives de ces partenaires, les littératures européennes occupent une place de choix, et le Prix Européen de Littérature vient donner une dimension et un sens supplémentaires à ce goût de la découverte.
     Strasbourg revendique à raison d’être une capitale européenne des littératures, et le Prix Européen de Littérature contribue activement à ce projet. Hier l’Espagne, la Finlande et la Pologne, aujourd’hui l’Allemagne, demain d'autres pays encore : au-delà des auteurs et auteures que ce Prix distingue, un patrimoine de mots, d’images et d’émotions se construit dans la durée. Le site « Prix Européen de Littérature - Strasbourg » le démontre clairement : derrière chaque texte, nous découvrons une littérature, et derrière chaque littérature, une culture à la fois proche et différente de la nôtre. Se construit ainsi un imaginaire ouvert, pluriel et toujours en mouvement. Nous sommes heureux de partager cette aventure avec le Prix Européen de Littérature.
                                                                 
               Souad  El Maysour, Vice-Présidente,Communauté Urbaine de Strasbourg         
               Daniel Payot, Adjoint au Maire, Ville de Strasbourg

LES MÉDIATHÈQUES DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE ET LA VILLE DE STRASBOURG

      Le réseau des médiathèques de la Communauté urbaine et de la ville de Strasbourg regroupe 27 médiathèques et bibliothèques du territoire : trois médiathèques communautaires (André Malraux, Illkirch-Graffenstaden et Lingolsheim), dix médiathèques de la ville de Strasbourg (Centre ville, Neudorf, Meinau, Hautepierre jeunes, Hautepierre adultes,  Robertsau, Cronenbourg, Elsau, Neuhof et bibliobus)  et quatorze bibliothèques et médiathèques de proximité (Blaesheim, Bischheim, Eckbolsheim, Eschau, Fegersheim, Holtzheim, Lampertheim, La Wantzenau, Lipsheim, Mundolsheim,  Plobsheim, Reichstett, Souffelweyersheim et  Wolfisheim).  Une carte d’usager  unique offre l’accès à plus d’un million de documents
     Tête de pont de ce réseau, la toute nouvelle Médiathèque André Malraux développe sur 12 000 mètres carrés huit départements thématiques où des documents de tous types sont associés. Au delà de l’encyclopédisme inhérent aux collections des bibliothèques publiques, l’établissement enrichit particulièrement trois domaines en rapport avec l’identité passée et actuelle de Strasbourg et de la région :
– un fonds patrimonial, un développement légitime dans une des villes chères à Gutenberg
– un fonds consacré à l’illustration et à l’image dont la ville est un des viviers de Gustave Doré à Tomi Ungerer,
– un fonds européen : l’implication de Strasbourg, capitale européenne, siège de nombreuses institutions et en particulier du Parlement européen, dans la marche de l’Union Européenne se traduit par une volonté de donner une place privilégiée aux littératures européennes.
     Le pôle Littératures européennes a pour but de mettre en évidence la diversité créatrice de nos partenaires européens, ainsi que la force identitaire d’un patrimoine en grande partie commun. Plus de 12 000 documents sur ce thème sont proposés dans le département Langues et littératures : œuvres en  langues originales (anglais, allemand, espagnol, italien, polonais, et portugais), œuvres littéraires des pays de l’Union Européenne disponibles dans l’édition en langue française sur les vingt dernières années, enfin documents liés à ces littératures. 
     Durant la période de remise des Grands Prix Littéraires de Strasbourg, la Médiathèque André Malraux  propose de découvrir ou redécouvrir les lauréats des années précédentes : lauréats du Prix Européen, du Prix Francophone et du Prix du Patrimoine. Autour d’eux, une sélection des écrivains les plus représentatifs de chaque pays européen comme ouverture sur une incroyable diversité : de la britannique Kathleen Raine au hongrois Attila Jozsef, du suédois Tomas Tranströmer à l’italienne Patrizia Cavalli… De quoi donner d’autres visages à chaque pays d’Europe.

LE CONSEIL RÉGIONAL D'ALSACE

     Adoptée en 1982, la loi dite de décentralisation a défini un nouveau partage de compétences entre l’État et les collectivités locales, dont la Région. Chacune des vingt-deux Régions – dont le territoire a été délimité depuis 1956 – est administrée par un Conseil Régional, ayant pour exécutif le Président du Conseil Régional. Les citoyens ont élu pour la première fois, en mars 1986, leurs Conseillers Régionaux pour une durée de 6 ans.      
     Le Conseil Régional d'Alsace est constitué de 47 élus : 27 pour le Bas-Rhin et 20 pour le Haut-Rhin. L’Assemblée plénière, constituée de tous les Conseillers Régionaux, vote une fois par an le budget de la Région et se réunit plusieurs fois par an pour déterminer les grands axes de l’action régionale. La Commission Permanente, élue par l’assemblée plénière et composée de 29 conseilleurs régionaux, se réunit une fois par mois. Elle délibère sur toutes les questions soumises par le Président et individualise les crédits inscrits au budget. Les 13 commissions thématiques instruisent les dossiers relevant des différentes compétences régionales et proposent un avis au Président de Région. La Commission Développement culturel, sport, identité régionale est la sixième de ces 13 commissions thématiques. 
     Le Conseil Régional d'Alsace s'attache à garder dynamique la culture plurielle et ouverte qui a été façonnée par une brillante, mais aussi très douloureuse histoire. Située au carrefour des grands mouvements culturels de l'Europe depuis des siècles, l'Alsace dispose d'un important patrimoine que la Région tient à sauvegarder et à mettre en valeur.
     La Région œuvre à la restauration et à l'animation des édifices culturels historiques et soutient l'enrichissement des collections d'un réseau de 80 musées.
     Dans le domaine contemporain, elle encourage les productions littéraires et contribue à la révélation des talents, des nouvelles formes d'expression et des nouveaux champs culturels. Elle encourage l'expression d’une vie culturelle foisonnante, portée par près de 4000 associations.
    La Région soutient la pratique du dialecte alsacien en multipliant les actions en faveur de la préservation et de la promotion du patrimoine linguistique régional. Elle apporte son soutien aux initiatives qui participent à la vitalité de la culture régionale.

L'OFFICE POUR LA LANGUE ET LA CULTURE D'ALSACE (OLCA)

     Créé en 1994 à l'initiative de la Région Alsace et essentiellement financé par elle, mais aussi par les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l'Office pour la Langue et la Culture d'Alsace (OLCA - Elsässisches Sprochàmt),  « a pour objet de promouvoir la vitalité de l'identité régionale de l'Alsace, par la mise en valeur de ses patrimoines et spécificités linguistiques et culturels. Son action s'inscrit en accompagnement des politiques particulières initiées par la Région et les deux départements alsaciens. L'action de l'Office s'identifiant à une mission de service public, déléguée par les collectivités qui en assurent l'essentiel du financement, s'exercera au bénéfice de tous les opérateurs publics, mais aussi de divers acteurs éducatifs, culturels, sociaux et économiques qui s'engagent dans ce domaine » (article 2 des Statuts).
     À ce titre, l'Office pour la Langue et la Culture d'Alsace remplit différentes missions. Il est à la fois :
– pôle d'information et de documentation dans les domaines de la langue et de la culture régionales (fonds documentaires, bibliographies, site Internet…) ;
– centre de rencontre des acteurs culturels et associatifs afin d'élaborer, dans le cadre de cette concertation, des projets novateurs et de soutenir les initiatives en faveur de la langue et de la culture (ex. : théâtre, festivals, écriture, chanson, spectacles jeune public, etc...) ;
– source de proposition, d'animation et de suivi d'une politique visant à développer la pratique dialectale de la langue en milieu adulte, notamment à travers des ateliers et des cours de langue, y compris dans le cadre de la formation professionnelle ;
– conseil des décideurs de la vie publique, économique ou culturelle pour la mise en place d'une signalétique respectueuse des spécificités locales (ex. : plaques de rues bilingues) ;
– observatoire linguistique, en collaboration avec les autres institutions et associations, afin de produire périodiquement un instantané de l'état de la langue régionale.
     Afin de réaliser ses objectifs statutaires, l'Office pour la Langue et la Culture d'Alsace prend en charge des activités très diverses.
     Il conçoit et diffuse des documents d'information et de sensibilisation sur la transmission parentale de la langue régionale et l'intérêt du bilinguisme précoce. Il informe les jeunes parents sur l'enseignement bilingue en Alsace. Il est présent lors de manifestations grand public (foires, salons, ...) .
     Il soutient, par le biais de partenariats et de co-productions, des actions dans le domaine culturel : création de spectacles musicaux, théâtraux, jeune public, éditions, documents audio-visuels, etc ...
     Il met à disposition du public son Centre de Documentation : accueil du public (groupes et particuliers), consultation et prêt de livres, revues, CD, vidéos) et propose diverses informations sur la langue et la culture régionales via son site Internet. Il recense les acteurs culturels (créateurs, chanteurs, compositeurs, écrivains, conteurs, ...) et diffuse leur actualité au grand public, en  facilitant la diffusion des œuvres et des spectacles.
     Il organise, avec d'autres partenaires, la mise en place d'ateliers d'alsacien dans les communes, les associations, les milieux professionnels (dans le cadre de la formation continue) et propose des activités bilingues en milieu périscolaire (tournées de spectacles, animations, etc ...). Il instruit, pour le compte du Conseil Régional d'Alsace, les demandes communales d'installation de plaques de rues bilingues.
     Il réalise (ou fait réaliser) un certain nombre d'enquêtes sur l'état de la langue, les profils de ses pratiquants, les comportements familiaux ou professionnels, afin d'alimenter la fonction d'observatoire linguistique.
     Il co-organise, avec l'association « e Friehjohr fer unseri Sproch » (un printemps pour notre  langue) la manifestation annuelle ayant pour objet une vaste sensibilisation du public à la langue et la culture régionales (près de 500 manifestations en 2006 !).
     Il organise depuis 2004 le Prix régional d'aide à l'écriture de pièces de théâtre en alsacien, prix a pour ambition de stimuler la création littéraire en alsacien et organise, depuis 2005, le concours d'auteurs de théâtre dialectal pour jeunes, en partenariat avec le Groupement de Théâtre du Rhin .
     Il encourage la présence de l'alsacien dans le domaine économique et dans la vie publique via l'opération « JA fer unseri Sproch ». Cette opération vise à l'engagement des entreprises et des communes, des organismes et des fédérations sur un certain nombre d'actions destinées à promouvoir l'alsacien (signalétique bilingue, publicité bilingue dans les médias, identification des personnels parlant alsacien, etc ...).

LA DRAC ALSACE

     Le 23 mai 1969, André Malraux crée les trois premières directions régionales des affaires culturelles en Rhône-Alpes, Pays de la Loire et Alsace. Ainsi l'Alsace figurait parmi les premières régions dotées d'une administration culturelle régionale, véritable antenne locale du tout jeune ministère de la culture. L'importance de la déconcentration administrative engagée par le ministère de la culture et de la communication depuis plusieurs années se traduit notamment par un accroissement élevé de la charge de travail dans les directions régionales des affaires culturelles. Par ailleurs la mise en œuvre de politiques d'aménagement du territoire, le développement des partenariats avec les collectivités locales et le nombre croissant des acteurs du champ culturel ont une incidence sur l'organisation du travail dans les directions régionales des affaires culturelles.
     La DRAC Alsace, sous l'autorité du préfet de région et en liaison avec le Ministère de la culture et de la communication, mène actuellement une réflexion sur les modes d'organisation qui à un nouvel organigramme. La future organisation se construit autour de deux cercles concentriques qui forment le cœur du dispositif stratégique et sur lesquels s'arriment les pôles de compétences. Premier cercle : Secrétariat général et Stratégie et développement culturel. Second  cercle : Centre d'information et de documentation, Relations internationales, Culture-Education. Les pôles de compétence : ces pôles forment le troisième niveau de l'organisation. Ici, rien de très novateur par rapport à l'organigramme traditionnel qui confie aux conseillers le suivi des politiques sectorielles.Il s'agit toutefois de développer la transversalité des approches en regroupant les disciplines autour de quatre pôles : Arts visuels, Arts scéniques, Patrimoine écrit, Patrimoine et architecture.
     Dans le domaine culturel, l'Alsace présente des spécificités et des pôles d'excellence. Le visiteur ne peut manquer de remarquer la prégnance des ruines de châteaux forts dans le paysage. On relève la présence d'un orgue dans quasiment chaque lieu de culte chrétien d'Alsace (et même dans une synagogue), ce qui justifie pleinement l'appellation de « pays des orgues » donnée à la région, au XIX° siècle, par Aristide Cavaillé-Coll, facteur d'orgues parisien. La vitalité du monde associatif est une autre caractéristique régionale : parmi les 4000 associations à vocation culturelle, on compte, par exemple, plus de 100 sociétés d'histoire ou d'archéologie, 800 chorales regroupant 45 000 choristes, 400 sociétés de musique avec 16 000 musiciens. Parmi les quelque 80 musées, dont 49 possèdent le label Musée de France, certains n'ont pas d'équivalent (Musée de l'impression sur étoffes à Mulhouse, Musée du papier peint à Rixheim) ou sont de renommée mondiale (Musée Unterlinden à Colmar, Musée national de l'automobile / collection Schlumpf à Mulhouse). L'Agence Culturelle d'Alsace (ACA), soutenue par l'État et les trois collectivités territoriales, est un outil incontournable de développement et de soutien aux associations à vocation culturelle. Dans le domaine du spectacle vivant, le Théâtre national de Strasbourg est le seul théâtre national implanté en province. L'ensemble des Percussions de Strasbourg est une formation de renommée internationale. Musica, festival international des musiques d'aujourd'hui, est une manifestation de premier plan dans son domaine. Enfin, sur un plan général, on note l'importante offre culturelle puisqu'on recense, pour la région, plus de 4 500 événements culturels par an.
     Le Palais du Rhin, siège de la Direction régionale des affaires culturelles d'Alsace, est l'ancien palais impérial, érigé entre 1884 et 1889 pour l'empereur allemand. L'édifice est situé au centre de la « ville neuve » sur l'ancienne « place de l'Empereur », actuelle place de la République. De ce centre politique et administratif rayonnent de larges avenues dont celle de l'Empereur Frédéric (avenue de la Paix) qui ouvre une perspective vers la cathédrale. Celle de l'Empereur Guillaume (avenue de la Liberté) conduit à l'université construite entre 1878 et 1884 par Otto Warth. Il faut en effet rappeler que, lors de l'annexion de l'Alsace-Moselle, ratifiée par le traité de Francfort du 10 mai 1871, l'occupant allemand voulut modifier profondément l’ urbanisme de Strasbourg. Le plan retenu, celui de Jean Geoffroy Conrath (1824-1892), architecte municipal de Strasbourg, formé à l'école des Beaux-Arts de Paris, respectait la vieille ville et, dans les nouveaux quartiers, combinait deux ensembles : l'un réservé à l'habitat collectif et individuel, l'autre, monumental, formé par les bâtiments publics.

LE THÉÂTRE NATIONAL DE STRASBOURG (TNS)

     Issu du Centre Dramatique de l'Est (créé en 1946), le Théâtre national de Strasbourg est, depuis 1968, un lieu unique dans le théâtre français.
     Cette singularité est liée à son histoire – elle même largement déterminée par son emplacement en Alsace – et s'exprime par son statut institutionnel : s'il partage avec la Comédie Française, l'Odéon-Théâtre de l'Europe, le Théâtre national de la Colline et le Théâtre national de Chaillot le statut de théâtre national, le TNS est le seul de ces établissements à être implanté en région. Mais la principale particularité du Théâtre national de Strasbourg tient avant tout à l'ensemble théâtral exceptionnel qu'il constitue depuis l'origine : au sein d'un même bâtiment cohabitent en effet une troupe de comédiens permanents, l'École supérieure d'Art dramatique (seule école nationale en France avec le Conservatoire national supérieur d'Art dramatique de Paris), deux salles de spectacle (la salle Bernard Marie Koltès et la nouvelle salle Hubert Gignoux reconstruite lors de la rénovation de 1996-1997, auxquelles s'ajoute désormais, hors les murs, l’Espace Kablé, doté lui aussi de deux salles), des salles de travail et de répétition, des locaux administratifs, des ateliers de création de décors et costumes. Le personnel du TNS compte environ une centaine de permanents.
     Voué d'abord à la création, particulièrement ouvert, de par son histoire et sa place dans une région frontalière, au théâtre européen, le TNS présente 15 spectacles par saison, dont 3 à 4 créations avec la troupe d'acteurs permanents y compris les reprises, 3 à 4 coproductions, et des spectacles accueillis, dont certains en langue étrangères, soit 150 à 200 représentations par an à Strasbourg et de 50 à 100 représentations en tournées. Qu'il s'agisse de création ou d'accueil, l'esprit général de la programmation s'attache à défendre des gestes artistiques résolument contemporains même lorsqu'ils s'appuient sur des textes classiques. Les ateliers-spectacles de la promotion sortante sont également présentés au public du TNS.
     Depuis 1954, l'École fait en effet partie intégrante du théâtre, dont elle partage les locaux et l'infrastructure. Pluridisciplinaire, elle recrute deux années sur trois un groupe de 22 à 23 élèves formé de comédiens, de scénographes, de régisseurs, et, depuis 2001, de metteurs en scène et de dramaturges qui y bénéficient d'un enseignement professionnel de haut niveau.
     Comédienne et metteur en scène, Julie Brochen dirige le Théâtre National de Strasbourg depuis le 1er juillet 2008, après avoir dirigé le Théâtre de l'Aquarium de janvier 2002 à juillet 2008.

PARTENAIRES PRIVES

LA LIBRAIRIE INTERNATIONALE KLÉBER

     Intégré depuis 1962 aux Éditions Gallimard, le groupe des Librairies Kléber dispose à Strasbourg de quatre librairies :
     – Au centre-ville, la Librairie Kléber présente toutes les disciplines avec des rayons spécialisés.
     – La Librairie Kléber-Musée située au coeur du gigantesque Musée d'Art Moderne et Contemporain est en passe de devenir la référence en livres d'Art de l'Est de la France.
     – La Librairie Kléber-Conseil de l'Europe située au Palais de l'Europe est le lieu de référence pour les parlementaires européens et tous les professionnels de l'Europe et des Droits de l'homme.
     – La Librairie du Monde Entier, uniquement spécialisée en livres en langues originales, au cœur de la ville, dans le somptueux bâtiment de l’Aubette.
     La Librairie Kléber a le bonheur de compter sur de nombreux partenariats comme l’Opéra National du Rhin, l'ENA, la BMS, la Ville de Strasbourg, le Club de la Presse, le TNS, l'Odyssée...
     Véritable carrefour culturel, la Librairie organise tous les jours des rencontres-débats avec des écrivains (romanciers, sociologues, psychanalystes, historiens, artistes...), mais aussi des musiciens, des comédiens et des plasticiens.
     Peu à peu, la librairie Kléber est devenue un lieu culturel indépendant et libre, lieu d'expressions et de contradictions, de débats et d'échanges. Lieu social et politique.

CHEZ YVONNE, « S’Burjerstuewel »

     Maison fondée à la fin du XIX° siècle, en 1873, sous le nom de « S’Burjerstuewel », le restaurant Chez Yvonne est installé dans le cadre chaleureux d'une vieille demeure strasbourgeoise, à l'angle de la rue du Sanglier et de la rue du Chaudron, dans le centre historique de la capitale alsacienne. Depuis de longues années, elle a su s'imposer comme « la » Winstub par excellence.
     Lieu de brassage des habitués strasbourgeois et des personnalités de passage, on peut y retrouver, attablés devant une crème brûlée au foie gras ou un démocratique jambonneau, les habitants du quartier de la Cathédrale comme les artisans de la politique européenne, les fins palais de la gastronomie alsacienne comme les écrivains et artistes qu'a attirés de tout temps la cité de Gutenberg et de Sébastien Brant, de Jean Arp et de Tomi Ungerer.  
     Partager un moment de convivialité Chez Yvonne, c’est retrouver l'ambiance et les saveurs de l'art de vivre de l'Alsace, forgé au contact des influences venues de tous les horizons de l'Europe, de la Mitteleuropa à l'Italie et aux Pays-Bas.

LES DERNIÈRES NOUVELLES D'ALSACE (DNA)

     Les Dernières Nouvelles d'Alsace, usuellement appelées DNA, sont un quotidien régional français d'information couvrant l'ensemble de l'Alsace. Il a été créé en novembre 1877 (Strassburger Neueste Nachrichten) par Heinrich Ludwig Kayser. 
     Le Président des DNA, directeur de la publication et responsable de la rédaction est aujourd'hui Gérard Lignac. Le journal a pour directeur Général Jean-Claude Bonnaud et pour rédacteur en chef Dominique Jung.
     Les DNA accordent une large place à la culture et aux livres, à travers leurs pages culture, mais surtout grâce à leur remarquable supplément culturel, Reflets, distribué chaque samedi avec le journal. Le supplément Reflets est dirigé par Antoine Wicker, et bénéficie notamment dans le domaine des livres de la collaboration de Nathalie Chifflet et de Veneranda Paladino.
     Les DNA font partie du groupe Est Bourgogne Rhône Alpes (EBRA), anciennement France Est Médias ou groupe Est Républicain. Leur siège se situe au 17 rue de la Nuée Bleue à Strasbourg depuis le 13 juillet 1891.
     Leur tirage quotidien dépasse les 200 000 exemplaires dont 85% d'abonnements, ce qui en fait le premier quotidien d'Alsace. 
     Les Dernières Nouvelles d'Alsace comportent 18 éditions locales, soit un record pour une zone de diffusion aussi restreinte. La liste en est la suivante  à Altkirch, Colmar, Erstein, Guebwiller, Haguenau, Molsheim, Mulhouse, Munster, Neuf-Brisach, Obernai, Ribeauvillé-Kay, Saint-Louis, Sarre-Union, Saverne, Sélestat, Strasbourg, Strasbourg-Campagne, Thann et Wissembourg. 
     Le journal est également édité en langue allemande (hochdeutsch), le dialecte alsacien n'étant pas, sauf dans le domaine littéraire, une langue écrite(environ 10% des tirages).
      Les Dernières Nouvelles d'Alsace emploient environ 850 salariés et 200 journalistes dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin.  Elles possèdent trois rotatives : la première est une immense machine de 50 mètres de longueur, 15 mètres de large et de hauteur, qui imprime 51 000 exemplaires à l'heure. Une seconde rotative, plus lente imprime elle aussi une partie de l'édition. Enfin, une dernière est là en cas de casse majeure. Les DNA ont été le premier quotidien français sur Internet en 1995.

LES ÉDITIONS ARFUYEN

     Les Éditions Arfuyen ont été créées par Gérard Pfister en 1975.  Leur nom est celui d’une montagne, à Malaucène, face au Mont Ventoux, où se trouvait la bergerie qui leur servit longtemps de siège. Depuis de longues années, les Éditions ont élu domicile sur une autre montagne, près du Lac Noir, dans les Hautes-Vosges alsaciennes.
     Leurs publications couvrent quatre domaines : littérature (collection Les Cahiers d’Arfuyen), spiritualité (collection Les Carnets spirituels), éditions bilingues (collection Neige), Alsace (inspirant les différentes collections).
     Parmi les poètes contemporains que publie régulièrement Arfuyen, on citera : Jacques Ancet, Didier Ayres, Silvia Baron Supervielle, Jean Bastaire, Gérard Bocholier, François Cheng, Pierre Dhainaut, Jean-Marc Fréchette, Anise Koltz, Jean Mambrino, Alain Maumejean, Maximine, Roger Munier, Gérard Pfister.  Les Éditions Arfuyen poursuivent la publication des œuvres d'Alain Suied, Henri Meschonnic et Nicolas Dieterlé
     Dans le domaine étranger, Arfuyen a publié en édition bilingue des traductions de grands classiques comme William Blake, Keats et Hopkins, ainsi que des auteurs majeurs du XX° siècle tels que Maria Angela Alvim, Giuseppe Bonaviri, Cristina Campo, Angel Crespo, Khalil Gibran, Margherita Guidacci, Pär Lagerkvist, Han Mac Tu, Luxun, Rainer Maria Rilke, Claudio Rodriguez, Leonardo Sinisgalli ou Ishikawa Takuboku.
     Dans le champ de la spiritualité, les Éditions font une place centrale à la mystique rhénane – de Maître Eckhart et Jean Tauler à Nicolas de Cues et Angelus Silesius –, ainsi qu’à l’École Française – de Benoît de Canfield et Madame Acarie à Jean de Bernières et Madame Guyon.
     Dans le domaine alsacien, les Éditions Arfuyen travaillent depuis vingt ans à la redécouverte de grands auteurs du patrimoine littéraire – de Reinmar de Haguenau et Philipp Spener à Ernst Stadler et Jean Hans Arp. Elles ont récemment mené à bien l’édition bilingue de l’œuvre poétique de Nathan Katz. Parmi les auteurs contemporains, elles ont publié Évelyne Frank, Jacques Goorma, Jean-Paul Klée, Claude Vigée et Jean-Claude Walter, et poursuivent la publication de l’œuvre poétique d’Alfred Kern.
     Les Éditions Arfuyen sont depuis l'origine partenaires de l’Association Capitale Européenne des Littératures (ACEL) dans le cadre des Grands Prix Littéraires de Strasbourg.

LA REVUE EUROPE

     Fondée en 1923 sous l’égide de Romain Rolland, la revue Europe a compté parmi ses animateurs et ses plus proches collaborateurs un large spectre d’écrivains, de Jean Guéhenno à Paul Éluard, d’Aragon à Tristan Tzara, de Jean Cassou à Vercors et à Antoine Vitez…
     Au fil de son riche parcours, cette revue s’est profondément ancrée dans le paysage littéraire et intellectuel.
     Par la richesse et la qualité de ses choix, par son ouverture aux littératures d’Europe et du monde entier, par son attention passionnée dans l’exploration des divers champs de la pensée et de la création, Europe a acquis une renommée internationale.
     Ses dossiers consacrés à des écrivains ou à des philosophes classiques ou contemporains sont considérés comme des publications de référence.
     La revue Europe est aujourd'hui animée parJean-Baptiste Para, membre du Jury du Prix Européen de Littérature.

LA REVUE ALSACIENNE DE LITTÉRATURE / ELSÄSSISCHE LITERATURZEITSCHRIFT

     La Revue Alsacienne de Littérature est le forum de la vie littéraire de l'Alsace en triphonie : français, allemand dialectal et haut-allemand.
     Son esprit peut se résumer par la formule « défense et illustration » d'une identité ouverte. Elle affirme sa spécificité régionale pour d'autant mieux assurer sa vocation transfrontalière, notamment dans l'espace rhénan. 
     De périodicité trimestrielle, la Revue Alsacienne de Littérature accueille la création littéraire dans toute sa diversité. Les principaux auteurs de la région s'y expriment ; elle est également ouverte aux voix nouvelles, son effort constant est de permettre à des auteurs inconnus de se faire connaître. De même, la Revue fait appel à des écrivains sur le plan national et international.
     Une rubrique régulière, « Traduire la poésie », témoigne de sa vocation médiatrice. Des chroniques et comptes rendus informent sur l'actualité. Ce travail de publication se fait en relation avec des artistes de la région ou invités.
     La Revue Alsacienne de Littérature participe aux manifestations culturelles de la région, notamment aux « Poétiques de Strasbourg ».
     
De par son ouverture sur la création littéraire en région, mais aussi sur le plan national et européen, la revue se sent particulièrement proche de l’action culturelle menée par l’Association Capitale Européenne des Littéartures (ACEL).

LE RÉSEAU UNIVERSITAIRE LES LETTRES EUROPÉENNES

     Créé en 1988, le réseau universitaire Les Lettres Européennes regroupe des écrivains, des traducteurs, des critiques littéraires, des comédiens, des enseignants, de grands lecteurs européens...
     Les Lettres Européennes se donnent pour mission de promouvoir l’identité culturelle de l’Europe dans sa pluralité d’expressions littéraires. Elles insistent sur l’égale importance de toutes les littératures européennes. Elles proposent aux instances politiques d’introduire la dimension européenne dans l’enseignement de la littérature.
     Leur opus magnum : Lettres européennes, Manuel d’histoire de la littérature européenne, Préface de Vaira Vike-Freiberga, De Boeck Université (864 p.). Première édition septembre 2007. Deuxième édition janvier 2008.  200 contributeurs/ Traduit en polonais, grec, letton…
     Les Lettres Européennes veillent à la reconnaissance d’une juste place pour la littérature dans nos sociétés. Le réseau est activé en fonction des missions qui lui sont confiées pour apporter à chaque projet l’expertise des plus grands spécialistes européens. Membres dormants et membres actifs sont orchestrés par une cellule de direction permanente qui fait le lien avec nos partenaires maîtres d’œuvre.
     Les Lettres Européennes travaillent selon le principe du partenariat. Souplesse décisionnelle et engagement des intervenants sont au service d’un projet construit sur mesures. Les Lettres Européennes ne fonctionnent pas comme une entreprise de prestation de services investie dans une logique commerciale, mais un véritable réseau d’intellectuels qui vivent chaque mission avec passion et engagement.
     Le dialogue avec nos partenaires, collectivités locales, ministères, établissements publics, entreprises mécènes de droit privé... se construit dans une démarche d’apport intellectuel réciproque, d’échange des savoirs et d’invitation à penser.

LES ÉDITIONS LES CAHIERS BLEUS

     Créés en 1975 sous l’impulsion de Dominique Daguet, les Éditions les Cahiers Bleus se sont donné pour vocation de faire mieux connaître des aspects souvent méconnus des richesses de la culture européenne en proposant études et traductions. Elles comportent une maison d’édition et une revue.
     La revue a publié deux séries. De 1975 à 1990, 47 cahiers consacrés à des auteurs (Max Jacob, Jean Follain, Armand Robin, André Salmon, Patrice de la Tour  du Pin…) ou à des thèmes (notamment Voix polonaises, Lettres du Québec, Îles de Langue française en Amérique du Nord... Dpuis 1990,21 cahiers d’une nouvelle série consacrés là encore à des auteurs (Salah Stétié, Jean Mambrino…) ou à des thèmes (notamment Poèmes de Roumanie, Poètes d’Espagne, Poésie russe clandestine). 
     Les éditions se consacrent principalement à la poésie et au théâtre. Parmi les poètes de langue française, on citera Jean Mambrino, Jean-Claude-Renard, Alain Suied, Michel Manoll, Mohamed Grim, Claude-Henry du Bord, Dominique Daguet… Il est important de noter la place accordée aux auteurs européens : Horia Badescu (Roumanie), Denitza Bantcheva (Bulgarie), une anthologie bilingue des poètes de Chopin et Szymanowski (Pologne), Rajko Djuric (Yougoslavie), Eszter Foraï (Hongrie), Kiril Kadijski (Bulgarie), Anna Kaplar (Pologne), Adrian Popescu, Ioan Ploscaru (Roumanie), Nemesio Sabchez (Espagne), Youri Tarnopolski (Russie)… La même intention gouverne l’édition d’œuvres théâtrales, notamment Lucian Blaga (Roumanie), Janusz Korczak, Slawomir Mrozek (Pologne), Edzard Schaper (Allemagne).
     Aujourd’hui dirigées par Claude-Henry du Bord, les Éditions les Cahiers Bleus ont encore renforcé l’orientation de leur politique éditoriale en direction de la culture européenne en lançant une nouvelle collection, Cultures d’Eruope.  Parmi les premiers titres de cette colelction bilingue, on citera une traduction en vers de In memoriam de Lord Tennyson (Angleterre), une traduction d’un choix de poèmes de Carducci (Italie), une réédition de l’Oreste d’Alfieri (Italie) et une traduction de Norwid (Pologne).
     Présentant sa nouvelle collection, Cultures d'Europe, Claude-Henry du Bord écrit cette belle professsion d e foi : « L'Europe n'est pas l'Atlantide ! Elle n'est pas qu'un mot voire un phantasme, elle est une réalité historique et culturelle qui se fonde sur un passé commun parfois douloureux, qui construit son identité sur la volonté de vivre ensemble, sans jamais négliger la richesse de l'héritage reçu. Les Cahiers bleus ont jugé nécessaire de porter à la connais-sance des lecteurs français quelques-uns des textes majeurs de la culture européenne, d'autant que nombre d'entre eux étaient encore inédits. Il importe que nous ayons toujours conscience du chemin parcouru, des mutations esthétiques, des espérances des grands poètes, sans hiérarchiser les cultures, sans minorer les influences. Il importe que nous sachions la vigueur des racines dont chaque peuple tire sa force, la fécondité des langues, car sans elles, l'Europe ne saurait donner des fruits d'abondance. Gallia, Iberia, Germania, Italia, Britannia. sont quelques-uns des noms des étoiles symboliques qui luisent dans l'azur du drapeau de nations sœurs. Tennyson, Carducci, Norwid, Shelley, pour ne citer qu'eux, n'appartiennent pas qu'à l'histoire de leur pays, mais à chaque Européen. »
     Les Éditions les Cahiers Bleus sont distribuées et diffusées par Zurfluh.

LES ÉDITIONS bf

     Les Éditions bf publient  en Alsace des ouvrages relevant de quatre domaines : littérature, histoire, paysage et « mitteleuropa ». Donner un autre regard sur l’Alsace et sur l’Europe centrale, telle est la démarche qu’elles se proposent.
     Pari tenu si l’on se réfère au riche catalogue qu’Armand Peter, fondateur et animateur des Éditions bf, a constitué depuis de longues années avec une constance et une intransigeance  exemplaires. Citons-en quelques noms : Maxime Alexandre, Raymond Buchert, Michel Deutsch, Jean Egen, René-Nicolas Ehni, Adrien Finck, Sido Gall, Martin Graff, Jean-Paul Gunsett, Emma Guntz , Guy Heitz, Barbara Honigmann, Jean-Paul Klée, Noctuel, Sylvie Reff, Jean-Paul Sorg, Maryse Staiber, Émile Storck, Albert Strickler, Claude Vancour, Claude Vigée, André Weckmann, Conrad Winter.
     Plus intrépide encore fut le pari d’organiser ces foisonnantes et passionnantes biennales Mitteleuropa grâce auxquelles nombre d’auteurs d’Europe Centrale totalement inconnus ont eu l’occasion d’être enfin découverts en France. Biennales portée à bout de bras par Armand Peter et Vladimir Fisera, avec le soutien de la Ville de Schiltigheim, et dont la 10° édition a eu lieu avec éclat en 2008.
     Il ne faudrait pas pour autant demander à Armand Peter de se prendre au sérieux. Pas le style de la maison : « bf éditeur, écrit-il,  bouquiniste et livreur depuis 1976, accueille ses auteurs et amis écrivains, poètes, illustrateurs, peintres, éditeurs, photographes, musiciens et chanteurs d’ici et d’ailleurs tous les vendredis de 14 h à 18 h (et parfois le samedi de 14 h à 18 h selon la manifestation annoncée par voie de presse). L’autre Alsace se trouve au 14 rue Sainte Hélène à Strasbourg. »
     De la simplicité et de la convivialité avant toutes choses : c’est sans doute d’abord cela « l’autre regard » sur l’édition et la vie culturelle.

 

L'ASSOCIATION JEAN HANS ARP (AJHA)

     Créée en novembre 1983 afin de promouvoir la création moderne et contemporaine à Strasbourg et en Alsace, l'Association Jean Hans Arp (AJHA) s'est attachée d'abord, le centenaire de la naissance de Jean Arp à Strasbourg étant proche, à lancer, à encourager et à aider tout ce qui pouvait mettre en valeur son œuvre tant plastique que poétique. Dès 1984 des animations portant sur l'œuvre d'Arp se sont déroulées en des lieux divers de la Ville (Librairie Kléber, Centre Ville, Forum de la FNAC, CRDP, Musées..,), comportant notamment des lectures de poèmes, des présentations de films et de diapositives.
     En 1986, l'année du centenaire, l'AJHA a apporté sa collaboration active à la grande exposition Arp qui s'est tenue au Musée d'Art moderne du 16 septembre au 16 novembre et a prêté son concours à la rédaction du catalogue. Avec l'Université des Sciences Humaines de Strasbourg, l'AJHA fut l'instigatrice du Colloque universitaire international et interdisciplinaire « Arp, poète, plasticien » qui se déroula du 25 au 27 septembre sous le patronage et avec la collaboration du Conseil de l'Europe. Un concert « En hommage à Arp » comportant la création d'œuvres de John Cage et de Gerald Busby commanditées par l'AJHA, et l'interprétation de pièces de Virgil Thomson avec lecture de poèmes d'Arp par Michael Lonsdale fut organisé par l'AJHA au Palais de la Musique et des Congrès en collaboration avec les Percussions de Strasbourg le 16 novembre 1986 pour la clôture de l'exposition Arp de Strasbourg.
     En 1987 des membres de l'AJHA ont participé à la rédaction du catalogue et à l'organisation de l'Exposition Arp du Musée d'art moderne de la Ville de Paris (décembre 1986 à février 1987). Une soirée de lectures de poèmes d'Arp a été organisée en janvier avec l'AJHA à la Maison de la Poésie au Centre des Halles à Paris. Le 17 novembre organisation avec les Éditions Arfuyen de la rencontre « Eckhart - Silesius - Arp » à l'Espace Transit avec la participation d'Alain de Libéra et de Francis Rapp. En 1990, le 3 février oragnisation du débat public « L'Avenir de l'Aubette » à l'Hôtel Hannong à Strasbourg. En 1993 la restauration de la salle van Doesburg à l'Aubette ouvre des possibilités de manifestations dans ce nouveau lieu.
     Dès 1995 préparation des manifestations organisées à l'occasion du colloque Maxime Alexandre qui se tient les 25 et 26 octobre à l'Université des Sciences humaines de Strasbourg. L'AJHA organise le spectacle Le juif errant , mise en scène Valéry Libouban, avec l'ARTUS. Exposition Maxime Alexandre au Cheval blanc à Schiltigheirn en collaboration avec Armand Peter. Parution du recueil Au Miroir des mots aux Éditions BF. 
     En 2000 et 2001 l'association poursuit son action de promotion et d'encouragement de jeunes artistes en parrainant en collaboration avec l'ACA de Saverne le film de Serge Fretto sur Robert Ëhrlich Le Sang du peintre. L'exposition-installation des sculpteurs  Sylvain Chartier et Gérard Starck parrainée par l'AJHA a eu lieu à la Laiterie à Srasbourg de mai à juin 2002. Roger Siffer prend contact pour réaliser un spectacle musical en hommage à Arp pour commémorer le centenaire du seul poèrne qu'Arp ait écrit en alsacien en 1903. Une vingtaine de poèmes allemands et français d'Arp ont été choisis pour être mis en musique. Le spectacle Krambol, titre d'un poème tardif d'Arp a été présenté du 11 au 28 septembre 2003.
     Une grande exposition Arp, demandée par l'AJHA dès mars 2003, a eu lieu d'octobre 2008 à février 2009. Sur l'initiative de l'AJHA un colloque universitaire interdisciplinaire « Arp en ses ateliers d'art et d'écriture » a été organisé à Strasbourg, en collaboration avec l'université Marc Bloch, la Direction des Musées de Strasbourg et le Centre de Recherche sur le Surréalisme de Paris 3, les 29, 30 et 31 janvier 2009.
     L'AJHA est encouragée dans ses efforts pour la promotion de l'art et de la poésie grâce à la fidélité de ses adhérents et aux organismes publics et privés qui lui font confiance et lui accordent leur soutien.
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