LA BOURSE DE TRADUCTION DU PRIX EUROPÉEN DE LITTÉRATURE
PARTENAIRES PUBLICS
LA VILLE ET LA COMMUNAUTE URBAINE DE STRASBOURG
Donner un visage à chaque culture d’Europe : cette belle ambition du Prix Européen de Littérature, la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg la partagent entièrement, et apportent avec conviction leur soutien à cette initiative exigeante et de longue haleine.
Chaque année depuis cinq ans, le Prix Européen de Littérature honore une grande figure choisie parmi les pays membres de la grande Europe. Plus que la géographie, ce qui réunit ces pays est la conviction que l’Europe partage à la fois des valeurs – la culture et la démocratie, inséparables – et un besoin essentiel de partage, de circulation, de confrontation des textes et des idées. À Strasbourg, ville-carrefour, ville du croisement des langues et de la rencontre des cultures, le Prix Européen de Littérature trouve tout naturellement sa place.
Strasbourg est historiquement une ville du livre, et conduit une politique volontariste de développement de la lecture publique. Cette action s’appuie sur un réseau de médiathèques actif sur tout le territoire de la communauté urbaine, mais aussi sur l’énergie des libraires, des associations et des institutions culturelles. Dans le foisonnement des initiatives de ces partenaires, les littératures européennes occupent une place de choix, et le Prix Européen de Littérature vient donner une dimension et un sens supplémentaires à ce goût de la découverte.
Strasbourg revendique à raison d’être une capitale européenne des littératures, et le Prix Européen de Littérature contribue activement à ce projet. Hier l’Espagne, la Finlande et la Pologne, aujourd’hui l’Allemagne, demain d'autres pays encore : au-delà des auteurs et auteures que ce Prix distingue, un patrimoine de mots, d’images et d’émotions se construit dans la durée. Le site « Prix Européen de Littérature - Strasbourg » le démontre clairement : derrière chaque texte, nous découvrons une littérature, et derrière chaque littérature, une culture à la fois proche et différente de la nôtre. Se construit ainsi un imaginaire ouvert, pluriel et toujours en mouvement. Nous sommes heureux de partager cette aventure avec le Prix Européen de Littérature.
Souad El Maysour, Vice-Présidente,Communauté Urbaine de Strasbourg
Daniel Payot, Adjoint au Maire, Ville de Strasbourg
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LE CONSEIL DE L'EUROPE
Créé le 5 mai 1949, le Conseil de l'Europe a pour vocation de favoriser en Europe un espace démocratique et juridique commun, organisé autour de la Convention européenne des droits de l'homme et d'autres textes de référence sur la protection de l'individu. C'est dans le cadre des 47 pays membres qui constituent cette organisation et en conformité avec les objectifs qui lui sont assignés qu'a été conçu, dès l'origine, le Prix Européen de Littérature.
Dès 2007, M. Terry Davis, secrétaire général du Conseil de l'Europe, a donné son haut patronage au Prix Européen de Littérature : «C’est avec plaisir, écrivait-il le 26 janvier 2007, que j’accorde mon patronage à ce Prix de Littérature puisqu’il va distinguer un écrivain européen de stature internationale et contribuer ainsi à une meilleure connaissance mutuelle des pays européens et de leurs cultures à travers leurs grandes figures littéraires.» Madame Anne Brasseur, Présidente de la Commission de la Culture, de la Science et de l'Éducation de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, a confirmé cette démarche le 14 mars 2009, dans le cadre des 4° Rencontres Européennes de Littérature dont elle était l'invitée d'honneur : « La promotion de l'apprentissage des littératures d'Europe, déclarait-elle, apparaît comme l'un des moyens pour donner chair et verbe à ce que maint Européen considère trop souvent comme une simple ossature administrative, dotée d'un langage purement rhétorique et technocratique ; cet apprentissage peut donc contribuer à la formation à la citoyenneté européenne, au vu de la diversité culturelle, conformément à la Convention européenne des Droits de l'Homme, et du pluralisme linguistique de notre continent.»
Le Conseil de l'Europe compte 47 États membres : Albanie (1995), Allemagne (1950), Andorre (1994), Arménie (2001), Autriche (1956), Azerbaïdjan (2001), Belgique (1949), Bosnie-Herzégovine (2002), Bulgarie (1992), Chypre (1961), Croatie (1996), Danemark (1949), Espagne (1977), Estonie (1993), Finlande (1989), France (1949), Géorgie (1999), Grèce (1949), Hongrie (1990), Irlande (1949) , Islande (1950), Italie (1949), Lettonie (1995), L’ex-République yougoslave de Macédoine (9.11.1995), Liechtenstein (23.11.1978), Lituanie (14.5.1993), Luxembourg (5.5.1949), Malte (29.4.1965), Moldova (1995), Monaco (2004), Monténégro (2007), Norvège (1949) , Pays-Bas (1949), Pologne (1991, Portugal (1976), République tchèque (1993), Roumanie (7.10.1993), Royaume-Uni (5.5.1949), Fédération de Russie (28.2.1996), Saint-Marin (16.11.1988), Serbie (3.4.2003), Slovaquie (30.6.1993), Slovénie (1993), Suède (1949), Suisse (1963), Turquie (1949), Ukraine (1995). Le français et l'anglais sont les deux langues officielles du Conseil de l'Europe. L'allemand, l'italien et le russe sont utilisés comme langues de travail. Les objectifs du Conseil de l'Europe sont les suivants : défendre les droits de l'homme, la démocratie pluraliste et la prééminence du droit ; favoriser la prise de conscience et la mise en valeur de l'identité culturelle de l'Europe et de sa diversité ; rechercher des solutions communes aux problèmes de société, tels que discrimination envers les minorités, xénophobie, intolérance, bioéthique et clonage, terrorisme, trafic des êtres humains, crime organisé et corruption, cybercriminalité, violence contre les enfants ; développer la stabilité démocratique en Europe en soutenant les réformes politiques, législatives et constitutionnelles.
Les programmes et activités de la Direction de la culture et du patrimoine culturel et naturel du Conseil de l'Europe tournent autour de plusieurs thèmes qui reflètent les grandes inquiétudes et les grands problèmes de la société contemporaine : la diversité et le dialogue viennent en tête La promotion de la diversité culturelle doit aller de pair avec l’assurance de la cohésion de nos sociétés. Le Conseil de l’Europe développe à cet égard deux approches parallèles. La première consiste à recourir au dialogue interculturel pour surmonter, par l’échange et par la connaissance, la menace que peuvent représenter les différences culturelles, ethniques et religieuses. La seconde se concentre sur les droits culturels dans les politiques, les programmes et les actions afin de prendre en compte la participation et l’accès, l’identité et la citoyenneté. La diversité culturelle n’est pas seulement une réalité contemporaine, elle a toujours existé. Le patrimoine culturel est une expression de la diversité culturelle tout au long de l’histoire. Le patrimoine des différentes cultures raconte des histoires qui aident à interpréter la réalité contemporaine. Les Européens ont la responsabilité commune de conserver la diversité du patrimoine culturel pour les générations futures et le Conseil de l’Europe dispose d’une grande expérience en la matière.
Déjà en 1954, la Convention culturelle européenne a défini le dialogue et la compréhension mutuelle comme l’objectif primordial des échanges et de la coopération dans les domaines de la culture et de l’éducation. À l’origine axée sur les pays membres, cette priorité a été progressivement étendue aux migrants, aux minorités nationales, aux groupes ethniques, et aux communautés culturelles et religieuses. Le Conseil de l’Europe apporte sa contribution à l’élaboration de politiques et d’outils de dialogue pour remédier à la méfiance, à la peur et à la méconnaissance de l’autre. Le travail interculturel du Conseil de l’Europe en relation avec le dialogue interculturel s’efforce de transcender le concept de multiculturalisme et de promouvoir l’interculturalisme.
Plus spécifiquement, dans le domaine du littéraire, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté à l’unanimité le 17 avril 2008 une Recommandation sur l’enseignement des littératures européennes. « L’Assemblée parlementaire, indique ce texte, se préoccupe de la transmission, à tous les niveaux du système éducatif, de la création littéraire européenne, dans sa richesse et sa diversité, qu’il s’agisse du patrimoine écrit constitué depuis des siècles, ou de la création contemporaine. (…) La connaissance d’une langue ne se réduit pas à sa maîtrise en tant qu’instrument de la communication. La connaissance des grandes œuvres de la littérature enrichit la réflexion et la vie même. L’apprentissage de la littérature et de la langue maternelle joue un rôle majeur dans la formation des scolaires à une conscience nationale. L’apprentissage d’autres langues et littératures européennes peut contribuer à la formation à la citoyenneté européenne. (…) 6. Une conception strictement nationale de l’enseignement de la littérature doit être dépassée, et une approche transversale du patrimoine européen devrait être proposée aux scolaires de tous niveaux, mettant en évidence le lien commun dans le respect de la diversité culturelle. »
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LE MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET EUROPÉENNES
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PARTENAIRES PRIVES
CHEZ YVONNE, « S’Burjerstuewel »
Maison fondée à la fin du XIX° siècle, en 1873, sous le nom de « S’Burjerstuewel », le restaurant Chez Yvonne est installé dans le cadre chaleureux d'une vieille demeure strasbourgeoise, à l'angle de la rue du Sanglier et de la rue du Chaudron, dans le centre historique de la capitale alsacienne. Depuis de longues années, elle a su s'imposer comme « la » Winstub par excellence.
Lieu de brassage des habitués strasbourgeois et des personnalités de passage, on peut y retrouver, attablés devant une crème brûlée au foie gras ou un démocratique jambonneau, les habitants du quartier de la Cathédrale comme les artisans de la politique européenne, les fins palais de la gastronomie alsacienne comme les écrivains et artistes qu'a attirés de tout temps la cité de Gutenberg et de Sébastien Brant, de Jean Arp et de Tomi Ungerer.
Partager un moment de convivialité Chez Yvonne, c’est retrouver l'ambiance et les saveurs de l'art de vivre de l'Alsace, forgé au contact des influences venues de tous les horizons de l'Europe, de la Mitteleuropa à l'Italie et aux Pays-Bas.
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LA REVUE EUROPE
Fondée en 1923 sous l’égide de Romain Rolland, la revue
Europe a compté parmi ses animateurs et ses plus proches collaborateurs un large spectre d’écrivains, de Jean Guéhenno à Paul Éluard, d’Aragon à Tristan Tzara, de Jean Cassou à Vercors et à Antoine Vitez…
Au fil de son riche parcours, cette revue s’est profondément ancrée dans le paysage littéraire et intellectuel.
Par la richesse et la qualité de ses choix, par son ouverture aux littératures d’Europe et du monde entier, par son attention passionnée dans l’exploration des divers champs de la pensée et de la création,
Europe a acquis une renommée internationale.
Ses dossiers consacrés à des écrivains ou à des philosophes classiques ou contemporains sont considérés comme des publications de référence.
La revue
Europe est aujourd'hui animée parJean-Baptiste Para, membre du Jury du Prix Européen de Littérature.
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LE RÉSEAU UNIVERSITAIRE LES LETTRES EUROPÉENNES
Créé en 1988, le réseau universitaire Les Lettres Européennes regroupe des écrivains, des traducteurs, des critiques littéraires, des comédiens, des enseignants, de grands lecteurs européens...
Les Lettres Européennes se donnent pour mission de promouvoir l’identité culturelle de l’Europe dans sa pluralité d’expressions littéraires. Elles insistent sur l’égale importance de toutes les littératures européennes. Elles proposent aux instances politiques d’introduire la dimension européenne dans l’enseignement de la littérature.
Leur opus magnum : Lettres européennes, Manuel d’histoire de la littérature européenne, Préface de Vaira Vike-Freiberga, De Boeck Université (864 p.). Première édition septembre 2007. Deuxième édition janvier 2008. 200 contributeurs/ Traduit en polonais, grec, letton…
Les Lettres Européennes veillent à la reconnaissance d’une juste place pour la littérature dans nos sociétés. Le réseau est activé en fonction des missions qui lui sont confiées pour apporter à chaque projet l’expertise des plus grands spécialistes européens. Membres dormants et membres actifs sont orchestrés par une cellule de direction permanente qui fait le lien avec nos partenaires maîtres d’œuvre.
Les Lettres Européennes travaillent selon le principe du partenariat. Souplesse décisionnelle et engagement des intervenants sont au service d’un projet construit sur mesures. Les Lettres Européennes ne fonctionnent pas comme une entreprise de prestation de services investie dans une logique commerciale, mais un véritable réseau d’intellectuels qui vivent chaque mission avec passion et engagement.
Le dialogue avec nos partenaires, collectivités locales, ministères, établissements publics, entreprises mécènes de droit privé... se construit dans une démarche d’apport intellectuel réciproque, d’échange des savoirs et d’invitation à penser.
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LES ÉDITIONS ARFUYEN
Les Éditions Arfuyen ont été créées par Gérard Pfister en 1975. Leur nom est celui d’une montagne, à Malaucène, face au Mont Ventoux, où se trouvait la bergerie qui leur servit longtemps de siège. Depuis de longues années, les Éditions ont élu domicile sur une autre montagne, près du Lac Noir, dans les Hautes-Vosges alsaciennes.
Leurs publications couvrent quatre domaines : littérature (collection
Les Cahiers d’Arfuyen), spiritualité (collection
Les Carnets spirituels), éditions bilingues (collection
Neige), Alsace (inspirant les différentes collections).
Parmi les poètes contemporains que publie régulièrement Arfuyen, on citera : Jacques Ancet, Didier Ayres, Silvia Baron Supervielle, Jean Bastaire, Gérard Bocholier, François Cheng, Pierre Dhainaut, Jean-Marc Fréchette, Anise Koltz, Jean Mambrino, Alain Maumejean, Maximine, Roger Munier, Gérard Pfister. Les Éditions Arfuyen poursuivent la publication des œuvres d'Alain Suied, Henri Meschonnic et Nicolas Dieterlé
Dans le domaine étranger, Arfuyen a publié en édition bilingue des traductions de grands classiques comme William Blake, Keats et Hopkins, ainsi que des auteurs majeurs du XX° siècle tels que Maria Angela Alvim, Giuseppe Bonaviri, Cristina Campo, Angel Crespo, Khalil Gibran, Margherita Guidacci, Pär Lagerkvist, Han Mac Tu, Luxun, Rainer Maria Rilke, Claudio Rodriguez, Leonardo Sinisgalli ou Ishikawa Takuboku.
Dans le champ de la spiritualité, les Éditions font une place centrale à la mystique rhénane – de Maître Eckhart et Jean Tauler à Nicolas de Cues et Angelus Silesius –, ainsi qu’à l’École Française – de Benoît de Canfield et Madame Acarie à Jean de Bernières et Madame Guyon.
Dans le domaine alsacien, les Éditions Arfuyen travaillent depuis vingt ans à la redécouverte de grands auteurs du patrimoine littéraire – de Reinmar de Haguenau et Philipp Spener à Ernst Stadler et Jean Hans Arp. Elles ont récemment mené à bien l’édition bilingue de l’œuvre poétique de Nathan Katz. Parmi les auteurs contemporains, elles ont publié Évelyne Frank, Jacques Goorma, Jean-Paul Klée, Claude Vigée et Jean-Claude Walter, et poursuivent la publication de l’œuvre poétique d’Alfred Kern.
Les Éditions Arfuyen sont depuis l'origine partenaires de
l’Association Capitale Européenne des Littératures (ACEL) dans le cadre des Grands Prix Littéraires de Strasbourg.
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LES ÉDITIONS LES CAHIERS BLEUS
Créés en 1975 sous l’impulsion de Dominique Daguet, les Éditions les Cahiers Bleus se sont donné pour vocation de faire mieux connaître des aspects souvent méconnus des richesses de la culture européenne en proposant études et traductions. Elles comportent une maison d’édition et une revue.
La revue a publié deux séries. De 1975 à 1990, 47 cahiers consacrés à des auteurs (Max Jacob, Jean Follain, Armand Robin, André Salmon, Patrice de la Tour du Pin…) ou à des thèmes (notamment Voix polonaises, Lettres du Québec, Îles de Langue française en Amérique du Nord... Dpuis 1990,21 cahiers d’une nouvelle série consacrés là encore à des auteurs (Salah Stétié, Jean Mambrino…) ou à des thèmes (notamment Poèmes de Roumanie, Poètes d’Espagne, Poésie russe clandestine).
Les éditions se consacrent principalement à la poésie et au théâtre. Parmi les poètes de langue française, on citera Jean Mambrino, Jean-Claude-Renard, Alain Suied, Michel Manoll, Mohamed Grim, Claude-Henry du Bord, Dominique Daguet… Il est important de noter la place accordée aux auteurs européens : Horia Badescu (Roumanie), Denitza Bantcheva (Bulgarie), une anthologie bilingue des poètes de Chopin et Szymanowski (Pologne), Rajko Djuric (Yougoslavie), Eszter Foraï (Hongrie), Kiril Kadijski (Bulgarie), Anna Kaplar (Pologne), Adrian Popescu, Ioan Ploscaru (Roumanie), Nemesio Sabchez (Espagne), Youri Tarnopolski (Russie)… La même intention gouverne l’édition d’œuvres théâtrales, notamment Lucian Blaga (Roumanie), Janusz Korczak, Slawomir Mrozek (Pologne), Edzard Schaper (Allemagne).
Aujourd’hui dirigées par Claude-Henry du Bord, les Éditions les Cahiers Bleus ont encore renforcé l’orientation de leur politique éditoriale en direction de la culture européenne en lançant une nouvelle collection, Cultures d’Eruope. Parmi les premiers titres de cette colelction bilingue, on citera une traduction en vers de In memoriam de Lord Tennyson (Angleterre), une traduction d’un choix de poèmes de Carducci (Italie), une réédition de l’Oreste d’Alfieri (Italie) et une traduction de Norwid (Pologne).
Présentant sa nouvelle collection, Cultures d'Europe, Claude-Henry du Bord écrit cette belle professsion d e foi : « L'Europe n'est pas l'Atlantide ! Elle n'est pas qu'un mot voire un phantasme, elle est une réalité historique et culturelle qui se fonde sur un passé commun parfois douloureux, qui construit son identité sur la volonté de vivre ensemble, sans jamais négliger la richesse de l'héritage reçu. Les Cahiers bleus ont jugé nécessaire de porter à la connais-sance des lecteurs français quelques-uns des textes majeurs de la culture européenne, d'autant que nombre d'entre eux étaient encore inédits. Il importe que nous ayons toujours conscience du chemin parcouru, des mutations esthétiques, des espérances des grands poètes, sans hiérarchiser les cultures, sans minorer les influences. Il importe que nous sachions la vigueur des racines dont chaque peuple tire sa force, la fécondité des langues, car sans elles, l'Europe ne saurait donner des fruits d'abondance. Gallia, Iberia, Germania, Italia, Britannia. sont quelques-uns des noms des étoiles symboliques qui luisent dans l'azur du drapeau de nations sœurs. Tennyson, Carducci, Norwid, Shelley, pour ne citer qu'eux, n'appartiennent pas qu'à l'histoire de leur pays, mais à chaque Européen. »
Les Éditions les Cahiers Bleus sont distribuées et diffusées par Zurfluh.
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