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EUROPEAN PRIZE FOR LITERATURE
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LE PRIX DE LITTÉRATURE FRANCOPHONE JEAN ARP
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NATHAN-KATZ-PRIS FIR LITERATÜR IM ELSASS
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TRADUIRE L'EUROPE Rencontres Européennes de Littérature
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ÉCRIRE L'ALSACE Rencontres Européennes de Littérature
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LA BOURSE DE TRADUCTION DU PRIX EUROPÉEN DE LITTÉRATURE
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LA BOURSE DE TRADUCTION DU PRIX DU PATRIMOINE NATHAN KATZ
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LE PRIX DE TRADUCTION NELLY SACHS (PRIX ASSOCIÉ)
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VLADIMIR MAKANIN : Prize Winner 2012, European Prize for Literature

     The EUROPEAN PRIZE FOR LITERATURE 2012 is awarded to VLADIMIR MAKANIN (Russia), born in 1937 in Orsk, near the Kazakhstan border, for the totality of his work as a writer of novels and short stories. 
     The award ceremony will take place in Strasbourg’s City Hall on Saturday 16 March, 2013 within the framework of the festival “TRANSLATE EUROPE – 8th Annual Meeting of European Literature”, organised in partnership with the City and the University of Strasbourg.
     Strasbourg is a symbol-city of European democracy: it is the seat of the Council of Europe, of the European Court of Human rights, and the European Parliament. Strasbourg is also a symbol-city of European culture: the steeple of its famous Gothic cathedral, highest in Europe, dominates its historical centre, classified in 1988 by UNESCO as a world heritage site. Through the European Prize for Literature, created in 2005, the Town of Strasbourg dedicates itself to Europe, its democracy and culture. To advance the Europe of peoples is to advance the Europe of cultures.
     The best way to contribute to a better mutual knowledge of the peoples of Europe is to pay homage to the great contemporary figures of their literature: the “Goethe”, “Shakespeare”, and “Victor Hugo” of today. It is by giving a face to each culture of Europe that their people will be able to learn how to appreciate and understand each other. The European Prize for Literature honours each year, for the totality of his or her work, a European writer of international stature, in order to testify to the cultural capacity of Europe. Its choices are founded on representativeness and quality standards as demanding as those of the Nobel Prize for Literature.
     The works distinguished so far by the European Prize of Literature highlight the richness of current European literature. They point up the urgency to make them known beyond borders and languages: 2005, ANTONIO GAMONEDA (Spain) - 2006, BO CARPELAN (Finland) - 2007, TADEUSZ RÓZEWICZ (Poland) - 2008,TANKRED DORST (Germany) - 2009, KIKI DIMOULA (Greece) - 2010, TONY HARRISON (Great Britain) - 2011, DRAGO JANCAR (Slovenia).
     Vladimir Semenovitch Makanin studied mathematics and cinematography before publishing in 1965 his first novel, Straight Line. He is part of the Moscow School that describes the grotesque of daily life and a psychology of characters that diverges from the official artistic doctrine of Socialist Realism. As number of his contemporaries he was forced to go into exile within the USSR for 20 years. At the time of Perestroika he emerges as the last ‘Classical’ master of Russian literature, in the great tradition of Russian writing.
     He has written approximately thirty books, short story collections or novels. Already in 1993 Georges Nivat warmly commented on the publication of the translation of the Escape Hatch: “A devastated metropolis overrun by killers, left to a disorientated army of the blind with their clicking canes: Makanin isn’t sparing, either generally, or with us…But his is the loudest voice today” (from: Russia-Europe, end of a schism; literary and political essays).
     Vladimir Makanin met the turn of the century with a long novel, the Underground, or a Hero of Our Time, the title of which refers both to Dostoevski’s Notes From the Underground and to Lermontov’s novel. This ‘hero of our time’, an ‘underground writer’ banned from publishing during the Soviet era has not written anything since the fall of communism. He survives as the custodian of a city of ancient communal apartment blocks with their labyrinthine corridors. His tale of life in this city, at times tragicomical, and at times absurd stands out as an emblem for a whole century of Russian history. Makanin’s work shows the decay of a sclerotic society where the characters aspire to happiness, but are doomed to fail. Regarding this lost generation Makanin says with bitter irony: « We have neuroleptics, but no longer any prophets ».
     For his book Assan published in Russia in 2008 Vladimir Makanin received the same year the prestigious prize Bolshaïa Kniga. Previously he had received several major awards: in 1993 the Russian Booker Prize for Baize-covered Table with Decanter ; in 1998, the Pushkin Prize for his works ; in 1999, the State Prize of the Russian Federation; and finally in 2001 the Italian Premio Penne.
     On the occasion of the award on 16 March 2013 of the European Prize for Literature to Vladimir Makanin, a new novel, Assan, will be published by Éditions Gallimard, who are partners of the Prize, translated by Christine Zeytounian-Beloüs.

 

Message de M. Thorbjørn Jagland, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe

     M. Thorbjørn Jagland, Secrétaire Général du CONSEIL DE L'EUROPE, a réaffirmé le soutien de son organisation au Prix Européen de Littérature, qui a bénéficié dès sa création, en 2005, du patronage de M. Terry Davis, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe : « C'est avec plaisir, écrit M. Thorbjørn Jagland, que j'accorde à nouveau mon patronage à cet événement qui contribue à valoriser les valeurs de la démocratie et des droits de l'homme » (26.11.2012).
     En ce monde d'économie mondialisée et de course technologique effrénée, que peut la littérature ?
     Elle n'est pas un luxe réservé à une petite catégorie de privilégiés. Elle n'est pas un divertissement pour une caste de savants et de chercheurs. Il faut rappeler ici la réponse de Tzvetan Todorov, invité d'honneur des 7es Rencontres Européennes de Littérature : « La littérature nous permet de mieux comprendre le monde humain, elle peut aussi nous aider à vivre. Elle appartient à la même famille que la philosophie et les sciences humaines, mais ne se confond pas avec elles. L'enseignement de la littérature à l'école devrait en tenir compte : il forme, non des critiques littéraires, mais des connaisseurs de la condition humaine. »
     
De même, Raphaëlle Rérolle posait cette question : « Que resterait-il de l'Europe, cette vieille dame au cœur fragile, si disparaissaient d'un coup les ligaments politiques et institutionnels qui l'ont tenue depuis plus d'un demi-siècle ? » À quoi Guy Fontaine, initiateur du Manuel d'Histoire de la Littérature Européenne (éditions De Boeck, 2007), donnait cette réponse claire: « La réponse est à trouver du côté de la littérature, et de son enseignement en tant que science humaine majeure, qui donnent chair et verbe à ce qui ne serait, sans eux, que construction administrative, et langage technocratique désincarnés. La légitimité du concept de littérature européenne, ses limites, le respect de sa polyphonie linguistique, le rôle démultiplicateur de la traduction – et le péril de la réduction –, la nécessité d'une pédagogie adaptée et non globalisante, le rôle de l'édition et le défi vertigineux des nouvelles technologies sont autant de voies qui […] permettront d'avancer vers "l'enseignement des littératures européennes", selon l'intitulé officiel du programme en langue française, "on the teaching of Européen Literature", selon l'intitulé du programme en langue anglaise. Ce sont précisément cette singularité et cette pluralité qui fondent l'identité culturelle de notre continent.»
     C'est dans cet esprit que le Prix Européen de Littérature, dès son origine, s'est donné pour but de distinguer chaque année, pour l'ensemble de son œuvre, un écrivain européen de stature internationale et représentatif des valeurs de la démocratie et des droits de l'homme. Le Prix contribue ainsi à valoriser la diversité des langues et à promouvoir le dialogue des cultures. Il donne en exemples des figures de ce que l'Europe a de meilleur aujourd'hui : les Dante, les Cervantès, les Shakespeare, les Goethe, les Hugo de ce début du XXIe siècle. Année après année, les écrivains distingués donnent un visage à tous les pays membres du Conseil de l'Europe : l'Espagne avec Antonio Gamoneda (2005), la Finlande avec Bo Carpelan (2006), la Pologne avec Tadeusz Rozewicz (2007), l'Allemagne avec Tankred Dorst (2008), la Grèce avec Kiki Dimoula (2009), l'Angleterre avec Tony Harrison (21010) la Slovénie avec Drago Jancar (2011), la Russie avec Vladimir Makanine (2012).
     Si l'Europe a une réelle unité, c'est dans et par sa culture, et tout particulièrement par sa littérature. Avec le soutien du Conseil de l'Europe, l'Association Capitale Européenne des Littératures (ACEL) souhaite, année après année, pouvoir en faire la démonstration, au moment où elle est le plus nécessaire, lorsque les solutions d'une approche essentiellement économique et bureaucratique laissent clairement apparaître leur radicale insuffisance.
 

8es RENCONTRES EUROPÉENNES DE LITTÉRATURE : les programmes

     Les 8es RENCONTRES EUROPÉENNES DE LITTÉRATURE auront lieu, pour TRADUIRE L'EUROPE à Strasbourg, du 15 au 23 mars 2013, et, pour ÉCRIRE L'ALSACE, à travers la Région et par delà les frontières, de mars à novembre 2013. Organisés en rigoureuse complémentarité, ces deux ensembles de manifestations marquent bien que « traduire l'Europe », c'est aussi, et indissociablement, depuis la création de l'Union Européenne et du Conseil de l'Europe, « écrire l'Alsace ».
     – TRADUIRE L'EUROPE 8es Rencontres Européennes de Littérature
est organisé par l'Association Capitale Européenne des Littératures (ACEL) en association avec la Ville et la Communauté Urbaine de Strasbourg et l'Université de Strasbourg, avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC et CNL). Pour accéder au programme complet
: Programme TRADUIRE L'EUROPE 2013
     – ÉCRIRE L'ALSACE 8es Rencontres Européennes de Littérature est organisé par l'Association Capitale Européenne des Littératures (ACEL) en association avec la Région (Office pour la Langue et la Culture d'Alsace) et avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC et CNL). Pour accéder au programme complet : Programme ÉCRIRE L'ALSACE 2013

GEORGE STEINER, Invité d'honneur, et VELIBOR COLIC, Grand entretien

     GEORGE STEINER sera cette année l'INVITÉ D'HONNEUR des 8es Rencontres Européennes de Littérature. Il succède ainsi à Jean Bollack, Alberto Manguel, Yves Bonnefoy et Tzvetan Todorov. Deux rencontres auront lieu avec lui. Succédant à Nancy Huston dans le cadre du Grand entretien, VELIBOR COLIC dialoguera cette année avec Antoine Spire.
     1) Vendredi 15 mars à 14 h : Conférence inaugurale de George Steiner, Invité d’honneur. Avec Cécile Ladjali, Pierre Hartmann et Martin Adamiec. Georges Steiner est l’un des penseurs les plus profonds et les plus féconds de notre époque. Ses nombreux essais débordent l’érudition et interrogent la culture dans toutes ses dimensions. Cet intellectuel européen, professeur dans les plus prestigieuses universités, a enrichi et renouvelé les théories du langage et de la traduction, les philosophies politiques et de l’éducation aussi bien que notre approche des littératures classiques. Sa présence à Strasbourg, en ouverture de « Traduire l’Europe », coïncide avec la publication chez Gallimard de ses Œuvres dans la collection « Quarto ». 
     Cécile Ladjali, écrivaine et enseignante à l'Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle, est, entre autre, l'auteure d'un Éloge de la transmission. Le maître et l'élève, issu de sa conversation avec George Steiner, publié chez Albin Michel en 2003 et d’un essai inspiré par sa démarche, Mauvaise langue, publié aux Éditions du Seuil, en 2007. 
     Pierre Hartmann est professeur à la Faculté des Lettres et directeur de l'École doctorale des Humanités de l'Université de Strasbourg (Palais Universitaire, 9, place de l'Université, salle Louis Pasteur, Strasbourg).
     2) Samedi 16 mars à 10 h 30 : Table ronde avec George Steiner, Vladimir Makanine, Luba Jurgenson, Cécile Ladjali, Christine Zeytounian-Beloüs et Jean-Baptiste Para. « Il se peut, a écrit un jour George Steiner, que l’avenir de l’“idée d’Europe”, si elle en a un, dépende moins des banques centrales et des subventions agricoles, des investissements dans la technologie ou des tarifs communs que nous ne sommes amenés à le croire. » Et il ouvrait cette piste : « C’est chez les enfants souvent confus d’Athènes et de Jérusalem que nous pourrions revenir à la conviction qu’une “vie qui n’est pas soumise à l’examen” ne vaut pas la peine d’être vécue. » Le grand écrivain anglo-franco-américain George Steiner participe à cette table ronde avec le romancier russe Vladimir Makanine, prix européen de littérature 2012, et l’écrivain d’origine russe Luba Jurgenson. À leurs côtés Christine Zeytounian-Beloüs, traductrice de la littérature russe contemporaine. 
     Jean-Baptiste Para anime cette table ronde. Poète, traducteur et critique d’art, il est rédacteur en chef de la revue Europe, fondée en 1923 par Romain Rolland, qui a publié en août dernier son numéro 1000 (Librairie Kléber, 1 rue Francs Bourgeois, Strasbourg).
     3) Vendredi 22 mars à 18 h 30 : Grand entretien : Velibor Colic dialogue avec Antoine Spire. Velibor Colic est né dans une petite ville de Bosnie. Il perd sa maison et ses manuscrits réduits en cendre pendant la guerre. Enrôlé dans l’armée bosniaque, il déserte dès mai 1992, est fait prisonnier mais s’échappe et se réfugie en France au mois d’août de la même année. Accueilli à Strasbourg par le Parlement des écrivains pour une résidence d’un an, l’écrivain y reste quelques temps puis part s’installer en Bretagne où il vit désormais. Après plusieurs ouvrages en serbo-croate, traduits en français par Mireille Robin, dont Les Bosniaques, ou La vie fantasmagoriquement brève et étrange d'Amadeo Modigliani (édités au Serpent à Plumes), Archanges (roman a capella) est son premier ouvrage écrit directement en français. Son roman Jésus et Tito est lauréat du Prix Jean Monnet des Jeunes Européens 2012. Troisième roman “français” de Velibor Colic, Sarajevo omnibus est un portrait à tiroirs, aussi déroutant qu’envoutant, de cette capitale métissée et tourmentée.

TRADUIRE L'EUROPE : « La Passion des Langues », 15-16 mars 2013

     Première séquence de TRADUIRE L'EUROPE, « la Passion des Langues » (vendredi 15 et samedi 16 mars 2013) sera centrée sur l’Europe et la traduction. Elle est organisée en collaboration avec le Théâtre National de Strasbourg, l’Association ATLAS (Assises de la Traduction Littéraire en Arles), la Faculté des Lettres, la Faculté des Langues et Cultures Étrangères et l'Institut de traducteurs de l'Université de Strasbourg. Voici un résumé de son riche programme :
     1) Vendredi 15 mars à 9 h 30 : « Traduire et éditer la poésie et la philosophie. » Table ronde avec Danièle Robert, lauréate 2012 du Prix de traduction Nelly Sachs, Christophe Carraud, directeur de la revue Conférence, Wouter Van Der Veen, Gérard Pfister (Arfuyen) et Claude Lutz (Circé). Il deviendrait aujourd’hui de plus en plus difficile d’éditer des livres de poésie et de philosophie. Le domaine des arts et des sciences humaines et sociales semble être peu porté par la mutation numérique. Pourtant, traducteurs et éditeurs continuent de faire vivre des disciplines essentielles à la culture et au savoir. Autour de deux éditeurs reconnus, des traducteurs et un universitaire débattront des enjeux actuels des différents métiers du livre (Le Nouveau Patio, salle des thèses, 20 A rue René Descartes). 
      2) Vendredi 15 mars à 10 h : Rencontre de Luba Jurgenson avec les élèves du lycée des Pontonniers. Luba Jurgenson est née à Moscou, arrivée à Paris en 1975, à l’âge de dix-sept ans. Maître de conférences de littérature russe à la Sorbonne, mais aussi écrivaine, traductrice, éditrice, elle a créé chez Verdier la collection Poustiaki (« Petits riens ») et publié de nombreuses traductions du russe, en particulier Oblomov d’Ivan Gontcharov, le Cap des tempêtes de Nina Berberova, ou encore Apologie de la fuite, de Leonid Guirchovitch, et co-traduit les Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov (Lycée International des Pontonniers, 1 rue des Pontonniers, Strasbourg).
     3) Vendredi 15 mars à 16 h 30 : Hommage aux traducteurs : Christine Zeyrounian-Beloüs, Danièle Robert, et Christophe Carraud. L'Europe n’existerait pas sans les traductions. Le rôle des traducteurs dans la compréhension et la diffusion de la culture est fondamental et doit être reconnu et honoré comme tel. « Traduire l’Europe » rend hommage à trois traducteurs d’exception. Tout d’abord Danièle Robert, également essayiste et écrivain, lauréate 2012 du prestigieux Prix de Traduction Nelly Sachs qui est associé aux Grands Prix Littéraires de Strasbourg : elle a été récompensée pour sa traduction des Rime du poète florentin Guido Cavalcanti. Ensuite Christine Zeytounian-Beloüs qui a reçu la Bourse de traduction du Prix Européen de Littérature pour ses traductions de Vladimir Makanine et ses nombreux travaux pour faire connaître la littérature russe. Enfin Christophe Carraud, traducteur, mais également essayiste, éditeur et directeur de la revue Conférence (Librairie Kléber, 1 rue Francs Bourgeois, Strasbourg).
     4) Samedi 16 mars à 10 h 30 : Table ronde animée par Jean-Baptiste Para. George Steiner participe à cette table ronde avec le romancier russe Vladimir Makanine, prix européen de littérature 2012, l’écrivain d’origine russe Luba Jurgenson et l'écrivain d'origine irakienne Cécile Ladajli. À leurs côtés Christine Zeytounian-Beloüs, traductrice de la littérature russe contemporaine. Jean-Baptiste Para anime cette table ronde (Librairie Kléber, 1 rue Francs Bourgeois, Strasbourg).
     5) Samedi 16 mars à 12 h 30 : Remise solennelle du Prix Européen de Littérature à Vladimir Makanine et de sa Bourse de Traduction à Christine Zeytounian-Beloüs. (Hôtel de Ville, 9 rue Brûlée – sur invitation).
     6) Samedi 16 mars à 15 h :  « Le Prisonnier du Caucase», de Vladimir Makanine. Lecture par Cécile Perricone et Antoine Hamel, comédiens de la troupe du TNS. En présence de l’auteur et de la traductrice. Publié en 2005 dans la collection Du monde entier chez Gallimard, « le Prisonnier du Caucase » est l’un des textes les plus célèbres de Makanine. Après la lecture, Vladimir Makanine et Christine Zeytounian-Beloüs répondent aux questions de
Jean-Baptiste Para, rédacteur en chef de la revue Europe, et du public (Théâtre National de Strasbourg, salle Bernard-Marie Koltès, 1 avenue de la Marseillaise, Strasbourg).
     7) Samedi 16 mars à 17 h :  « L’archipel du Goulag : écrivains et témoins de l’indicible » De Varlam Chalamov à Vassili Grossman, de Evguénia Guinsbourg à Alexandre Soljenitsyne. Conférence de Luba Jurgenson, lecture de Philippe Morier-Genoud. Au-delà d’une connaissance personnelle très vive de l’exil, du bilinguisme, de la judéité, les nombreux romans, essais et biographies de Luba Jurgenson interrogent sans relâche les grands témoignages littéraires des univers concentrationnaires nazis et soviétiques. Ainsi, par exemple, de l’essai L’expérience concentrationnaire est-elle indicible ? : comment, pourquoi, dans quels contextes les déportations, concentrations, exterminations du XX° siècle ont-elles été rendues possibles, autorisées, organisées ? Comment l’écriture issue des camps façonne-t-elle l’écriture. Après avoir travaillé au Centre Dramatique National de Grenoble, puis à Lyon au côté de Roger Planchon (TNP) et à l'Odéon-Théâtre de l'Europe, Philippe Morier-Genoud fut acteur de la troupe de G. Lavaudant de 1975 à 2005. Il poursuit également une carrière à l’écran, débutée avec François Truffaut en 1981 et Louis Malle (Médiathèque André Malraux, 1 presqu'île André Malraux).

TRADUIRE L'EUROPE : « Le Français en Partage », 22-23 mars 2013

     Deuxième séquence de TRADUIRE L'EUROPE, « Le Français en Partage » (vendredi 22 et samedi 23 mars 2013) sera centré sur la coexistence entre langues dominantes et langues locales : au niveau des régions, de la francophonie ou de l'Europe. Elle est organisée en collaboration avec la Galerie Chantal Bamberger, le Centre Emmanuel-Mounier et l'Assocaition Accord & Fugue. Voici un résumé de son programme :
     1) Vendredi 22 mars à 10 h : Rencontre de Silvia Baron Supervielle avec les étudiants de l’Université de Strasbourg. Née à Buenos Aires en 1934, Silvia Baron Supervielle a commencé à écrire des poèmes et des nouvelles en espagnol, sa langue maternelle, avant d’arriver en France en 1961. Dès 1970 Maurice Nadeau publie ses premiers textes en français, et depuis lors son œuvre n’a cessé de s’enrichir avec des romans et nouvelles, depuis L’or de l’incertitude (1990) au Pont international (2011) et de nombreux livres de poésie. Elle est également traductrice des écrivains argentins (Borges, Macedonio Fernandez, Silvina Ocampo, Julio Cortazar…). Elle a traduit en espagnol Marguerite Yourcenar avec qui elle entretint une correspondance, récemment publiée chez Gallimard (Le Nouveau Patio, salle des thèses, 20 A rue René Descartes).
     2) Vendredi 22 mars à 14 h : Hommage à Silvia Baron Supervielle. Silvia Baron Supervielle n’a jamais oublié sa langue d’origine, ni le Rio de la Plata. Mais celle dont la famille est apparentée au poète Jules Supervielle, confie s’être «laissée inventer » par le français tout en veillant à ne pas y disparaître, puisque toujours « écrire veut dire tenter de toucher quelque chose qui est à l’intérieur de soi ». Le Prix de Littérature Francophone Jean Arp récompense non
seulement un écrivain de premier plan, mais aussi une artiste qui est à l’écoute de cette langue mystérieuse qui est « sous les langues » et que le poète seul réinvente dans Le Pays de l’écriture (Palais Universitaire, Salle Louis Pasteur, 9, place de l'Université).  
     3) Vendredi 22 mars à 16 h 30 : Rencontre de Silvia Baron Supervielle avec les élèves du Lycée Kléber. Silvia Baron Supervielle a accepté d’aller à la rencontre des étudiants du lycée Kléber pour dialoguer avec eux sur son œuvre, l’importance des langues et les enjeux de la création littéraire (Lycée Kléber, Place de Bordeaux, Strasbourg).
     4) Vendredi 22 mars à 16 h 30 : Hommage à Émile Storck (1899-1973) et à ses traducteurs du Cercle Émile Storck. Avec Richard Ledermann, Jean-Paul Gunsett, Albert Strickler et Daniel Muringer. Émile Storck connaissait, rencontrait et estimait Nathan Katz. Comme lui, il s’exprimait dans son dialecte natal. Il a traduit Baudelaire et Verlaine en alsacien. Il était grand temps de le traduire, lui, en français. Grâce au Prix du Patrimoine Nathan Katz, on peut découvrir enfin les étonnants poèmes météorologiques de ce Guebwillerois, promeneur solitaire et merveilleusement attentif. Poèmes du temps qu’il fait, des fleurs des bois, des champs ou des fossés, des insectes, des oiseaux, et surtout des papillons. Car Émile Storck était non seulement un érudit agrégé d’allemand, mais aussi un entomologiste renommé. Séance animée par Agathe Bischoff-Morales, de la Médiathèque de Strasbourg (Munsterhof, 9 rue des Juifs).
    5) Vendredi 22 mars à 18 h 30 : Grand entretien : Velibor Colic dialogue avec Antoine Spire (Médiathèque André Malraux, 1 presqu'île André Malraux) 
    6) Samedi 23 mars à 10 h 30 : Geneviève Asse, dessins et gravures. Libérées de toute figure pour privilégier un travail de recherche sur la lumière, la ligne et l'espace, les toiles de Geneviève Asse sont célèbres pour leur couleur bleu dont Silvia Baron Supervielle, poète complice, dit qu'elle « est regard et langage ». Le poète, présentant au public cette exposition de peintures, dessins et gravures, éclairera de ses mots cette démarche tant spirituelle et méditative que
rigoureuse dans sa recherche plastique. Visite commentée par l’Artiste et par Silvia Baron Supervielle, auteur de Un été avec Geneviève Asse (Galerie Chantal Bamberger, 16 rue du 22 novembre, Strasbourg).
     7) Samedi 23 mars à 12 h 30 : Remise solennelle du Prix de Littérature Francophone Jean Arp à Silvia Baron Supervielle et du Prix du Patrimoine Nathan Katz (Nathan-Katz-Pris fir Literatür im Elsass) au Cercle Émile Storck(Collège Doctoral Européen, 46 boulevard de la Victoire. Sur invitation).
     8) Samedi 23 mars à 17 h :  « Buenos Aires : tango - littérature - bandonéon » Avec Fred Cacheux, comédien du TNS et Juanjo Mosalini, bandonéon. De mère uruguayenne et de père argentin, Silvia Baron Supervielle aime à se définir comme écrivain du Río de la Plata, estuaire qui forme une entaille entre les deux pays et fut, sur ses deux rives, le berceau du tango, de Buenos Aires à Montevideo. Au fil des mots, nous la suivons dans cette géographie lointaine où l’on peut croiser les écrivains qu’elle affectionne : Jorge-Luis Borges, Julio Cortazar, Juan Carlos Onetti, Roberto Juarroz... Né en 1972 à Buenos Aires, Juanjo Mosalini est le fils de Juan José Mosalini, grande figure du tango argentin. Héritier de la tradition du bandonéon, instrument phare du tango, il a très tôt réussi à ouvrir de nouveaux chemins à cette forme musicale. Fred Cacheux, comédien du Théâtre National de Strasbourg, est issu du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Séance organisée par Nicole Laurent (Médiathèque André Malraux, 1 Presqu'île André Malraux).
      9) Samedi 23 mars à 20 h 30 : Concert de clôture des Rencontres sur les « Cantiques du chemin » de Thérèse d’Avila, traduits par Silvia Baron Supervielle. Avec Patricia Marmoras, comédienne et Parsival Castro au luth de la Renaissance. Grâce aux traductions latines du chartreux Laurent Surius, les sermons du mystique rhénan Jean Tauler (1300-1361) arrivent en Espagne dès 1548, influencent les écrits de Jean de la Croix (1542- 1591) et inspirent l’œuvre de Thérèse d’Avila (1515-1582). Dans un dialogue poétique et musical, illuminé par l'étincelle de l'âme du disciple de Maître Eckhart, mais aussi par l'âme musicale de la vallée rhénane et des terres castillanes, les Cantiques du chemin dévoilent la vive flamme du Carmel espagnol. Séance organisée par Rémy Vallejo (Église Saint-Thomas, 4 Rue Martin Luther).

ÉCRIRE L'ALSACE : « Avec Jean-Paul de Dadelsen », mars-novembre 2013

     Premier cycle de ÉCRIRE L'ALSACE, « Avec Jean-Paul de Dadelsen (1913-1957) », est organisé pour marquer le centenaire de la naissance de ce grand Européen et Alsacien. Comme son ami Albert Camus ou son contemporain Gérard Philippe, Dadelsen est aujourd'hui devenu une sorte de mythe, tant sa vie brève est frappée du sceau de l’extraordinaire. Inclassable par ses origines (allemandes, suisses, voire danoises) : « nous autres en Alsace, écrit-il, on est celtique il n’y a pas à dire on est celtico-germano-romano – (et donc aussi égypto-syriaco-illyrio-ibério-dalmato-partho-soudano-palestinien) – français comme Minuit chrétiens et au-dessous d’un certain niveau de bourgeoisie catholiques comme un seul homme ».
     Inclassable comme homme d’action, à la manière d’un Malraux ou d’un Gary. Passé en Angleterre, il s’engage dans les Forces Françaises Libres. Correspondant du journal Combat à Londres, il a sa chronique régulière à la BBC. Il travaille à Genève avec Denis de Rougemont au Centre Européen de la Culture. Dans le même temps, il est conseiller de Jean Monnet pour le pool Charbon-Acier à Luxembourg. Marié à une anglaise, il est aussi familier de la littérature anglaise que de la culture allemande. Il est peu d'écrivains en son époque qui aient été aussi profondément européens que cet Alsacien cosmopolite. 
     Inclassable enfin par son destin littéraire. Depuis toujours destiné à l’écriture, ami de Nathan Katz et Guillevic, camarade de khâgne de Léopold Sedar Senghor et de Georges Pompidou, ce n’est pourtant que deux ans avant sa mort qu’il publie Bach en automne dans la NRF. En janvier 1957 apparaissent les symptômes d’une tumeur au cerveau. Jonas paraîtra chez Gallimard en 1962, 5 ans après sa mort.      
     
Un homme exceptionnel dont l'œuvre est rééditée par Gallimard dans sa collection de poche Poésie-Gallimard et fait l'objet en cette année 2013 de deux nouveaux ouvrages. Un volume de textes inédits : La beauté de vivre, poèmes et lettres à l'oncle Éric ; et un essai d'Évelyne Frank : Jean-Paul de Dadelsen, la sagesse de l'en-bas. Un homme cependant trop peu connu en Alsace, et qu'il importe de célébrer en ce 100e anniversaire de sa naissance à Strasbourg. 
     Tout un cycle de manifestations a été conçu à cette fin dans le cadre d'« Écrire l'Alsace », sous la direction d'Albert Strickler et d'Aline Martin.       
     1) Mercredi 22 mai, 18 h :
STRASBOURG. Palais du Rhin, salle des fêtes. En collaboration avec la BNU et l'Association Culture et bilinguisme.
     2) Jeudi 23 mai, 18 h : STRASBOURG. Palais du Rhin, salle des fêtes. En collaboration avec la BNU et l'Association Culture et bilinguisme.
     3) Vendredi 24 mai, 18 h :
STRASBOURG. Palais du Rhin, salle des fêtes. En collaboration avec la BNU et l'Association Culture et bilinguisme.
     4) Samedi 25 mai, 17 h : STRASBOURG. Librairie Kléber. En collaboration avec les Éditions Arfuyen.
     5) Dimanche 2 juin 2012, 18 h : BÂLE (Suisse). L’Atelier. En collaboration avec Franziska Badertscher et Anne de Dadelsen.
     6) Mercredi 5 juin 2012, 20 h 30 : SÉLESTAT. L’Évasion. Avec Martin Adamiec et Albert Strickler.
     7) Jeudi 6 juin, 15 h : MUTTERSHOLTZ. Promenades dans le Ried sur les traces de Jean-Paul de Dadelsen. Avec Patrick Barbier, maire de Muttersholtz.
     8) Jeudi 6 juin, 20 h 30 : MUTTERSHOLTZ. Maison de la Nature. Concert-lecture « Femmes de la plaine » avec Anne de Dadelsen, piano, et Franziska Badertscher, flûte.
     9) Vendredi 7 juin, 15 h : MUTTERSHOLTZ. Promenades dans le Ried sur les traces de Jean-Paul de Dadelsen. Avec Patrick Barbier, maire de Muttersholtz.
     10) Vendredi 7 juin, 20 h 30 : EBERSMUNSTER. Abbatiale d’Ebersmunster. Concert-lecture « Bach en automne ». Avec Bernard Chalté, orgue, lecture par Éric de Dadelsen (français) et Gérard Leser (alsacien).
     11) Samedi 22 juin 2013, 15 h : HAGUENAU. Médiathèque de la Vieille-Île. Dadelsen, poète d'Alsace et d'Europe. Avec Jean-Claude Walter et Anne-Valérie Walter et Jean-Luc, Wehinger, guitare.
     12) Vendredi 14 juin 2013, 18 h : KARLSRUHE (Allemagne). Centre Culturel Franco-allemand. Dans le cadre de la Semaine française.
     13) Mardi 25 juin 2013, 18 h : COLMAR. Pôle Médias Culture E. Gerrer. En collaboration avec l'Association des amis de la Bibliothèque des Dominicains. Avec Martin Adamiec et Albert Strickler.
     14) Date à préciser : SÉLESTAT. Bibliothèque Humaniste. Rencontre autour de Jean-Paul de Dadelsen.

ÉCRIRE L'ALSACE : « Avec Émile Storck », mars-novembre 2013

      Deuxième cycle de ÉCRIRE L'ALSACE : « Avec Émile Storck (1899-1973) », à l'occasion de la première traduction en français de cette œuvre majeure de la littérature dialectale du XXe siècle, sous la direction de Jean-Paul Sorg et en collaboration avec le Cercle Émile Storck.
      Émile Storck et Nathan Katz ont reçu en 1966 à Freiburg l’Oberrheinische Kulturpreis. Deux poètes représentatifs de l’humanisme rhénan, appartenant l’un et l’autre à cette génération qui dut traverser deux guerres mondiales et changer de nationalité. Scolarisés dans la langue allemande, devenus citoyens français, ils firent tous deux le choix d’écrire en dialecte alsacien, se résignant à  n’être lus que d’un public limité. Si Émile Storck, mort en 1973, n’a pas vu la renaissance de la culture alsacienne, son ami Nathan Katz sera salué par le héraut de la nouvelle génération, André Weckmann, comme « notre père à tous » et auréolé d’une soudaine gloire. 
     L’intégralité de l’œuvre dialectale de Nathan Katz a été publiée en édition bilingue en 2001-2003. Celle d’Émile Storck est restée méconnue. Pourtant Katz n’avait-il lui-même affirmé qu’elle était plus « forte » que la sienne ? Cette injustice est aujourd’hui réparée : la traduction réalisée par le Cercle Émile Storck permet  de  découvrir une écriture aussi personnelle que savante, ainsi qu’une langue aux immenses ressources. Les poèmes de Storck donnent à entendre ce que la langue alsacienne aurait pu devenir. Inapte à la comédie sociale, Storck n’avait d’autre joie que de courir les forêts et les prés de sa vallée : plantes, oiseaux, insectes n’avaient pour lui pas de secret. Sa grande passion allait aux papillons, dont il était devenu un spécialiste et qu’on retrouve dans maints poèmes, voletants, éclaboussants de couleurs.
     Resté célibataire, Storck s’éteignit dans la maison paternelle. Tout près demeurait son aîné Joseph, agrégé d’allemand comme lui, devenu maire de Guebwiller en 1971. Les temps n’étant pas propices, manuscrits et collections furent dispersés. Joseph mourut en 1989. Ce qu’il avait fait en Limousin, pendant la guerre,  pour sauver des enfants juifs n’a pourtant pas été oublié : en 1998 lui  a été conféré le titre de Juste parmi les Nations. Il faut espérer que la postérité fera aussi mémoire de son cadet, le poète Émile Storck. 
     Tout un cycle de manifestations a été conçu à cette fin dans le cadre d'« Écrire l'Alsace » sous la direction de Jean-Paul Sorg et Catherine Fouquet.      
     1) Mardi 19 mars 2013, 19 h 30 :
GUEBWILLER. Médiathèque de Guebwiller. Inauguration de l’exposition Émile Storck. Avec Jean-Paul Sorg, Richard Ledermann et Daniel Muringer, mise en musique et interprétation de textes de Storck
     2) Samedi 30 mars 2013, 15 h : GUEBWILLER. Maison de la presse. Présentation et signature du livre Par les fossés et les haies. Avec Richard Ledermann, Président du Cercle Émile Storck, et les membres du Cercle.
     3) Jeudi 4 avril, 15 h : MULHOUSE. Lycée Lambert. Avec Jean-Paul Sorg, Martine Blanché, auteur d’une thèse sur le théâtre d’Émile Storck et Doris Gross, professeur d’allemand et de langue et culture régional
     4) Jeudi 11 avril, 18 h : MULHOUSE. Bibliothèque municipale. Hommage à Émile Storck. Avec Jean-Paul Sorg et Daniel Muringer, mise en musique et interprétation de textes d’Émile Storck
     5) Date à préciser : MULHOUSE. Université de Haute-Alsace. Avec Jean-Paul Sorg et Catherine Fouquet, professeur à l’Université de Haute-Alsace
     6) Date à préciser : STRASBOURG. Centre Culturel Alsacien. 
     7) Date à préciser : UFFHOLTZ. Abri-Mémoire.
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