GEORGE STEINER sera cette année l'INVITÉ D'HONNEUR des 8es Rencontres Européennes de Littérature. Il succède ainsi
à Jean Bollack, Alberto Manguel, Yves Bonnefoy et Tzvetan Todorov. Deux rencontres auront lieu avec lui. Succédant à Nancy Huston dans le cadre du
Grand entretien,
VELIBOR COLIC dialoguera cette année avec Antoine Spire.
1)
Vendredi 15 mars à 14 h : Conférence inaugurale de George Steiner, Invité d’honneur. Avec Cécile Ladjali, Pierre Hartmann et Martin Adamiec. Georges Steiner est l’un des penseurs les plus profonds et les plus féconds de notre époque. Ses nombreux essais débordent l’érudition et interrogent la culture dans toutes ses dimensions. Cet intellectuel européen, professeur dans les plus prestigieuses universités, a enrichi et renouvelé les théories du langage et de la traduction, les philosophies politiques et de l’éducation aussi bien que notre approche des littératures classiques. Sa présence à Strasbourg, en ouverture de « Traduire l’Europe », coïncide avec la publication chez Gallimard de ses
Œuvres dans la collection « Quarto ».
Cécile Ladjali, écrivaine et enseignante à l'Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle,
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Première séquence de TRADUIRE L'EUROPE, « la Passion des Langues » (vendredi 15 et samedi 16 mars 2013) sera centrée sur l’Europe et la traduction. Elle est organisée en collaboration avec le Théâtre National de Strasbourg, l’Association ATLAS
(Assises de la Traduction Littéraire en Arles), la Faculté des Lettres, la Faculté des Langues et Cultures Étrangères et l'Institut de traducteurs de l'Université de Strasbourg. Voici un résumé de son riche programme :
1) Vendredi 15 mars à 9 h 30 : « Traduire et éditer la poésie et la philosophie. » Table ronde avec Danièle Robert, lauréate 2012 du Prix de traduction Nelly Sachs, Christophe Carraud, directeur de la revue Conférence, Wouter Van Der Veen, Gérard Pfister (Arfuyen) et Claude Lutz (Circé). Il deviendrait aujourd’hui de plus en plus difficile d’éditer des livres de poésie et de philosophie. Le domaine des arts et des sciences humaines et sociales semble être peu porté par la mutation numérique. Pourtant, traducteurs et éditeurs continuent de faire vivre des disciplines essentielles à la culture et au savoir. Autour de deux éditeurs reconnus, des traducteurs et un universitaire débattront des enjeux actuels des différents métiers du livre (Le Nouveau Patio,
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Deuxième séquence de TRADUIRE L'EUROPE, « Le Français en Partage » (vendredi 22 et samedi 23 mars 2013) sera centré sur la coexistence entre langues dominantes et langues locales : au niveau des régions, de la francophonie ou de l'Europe. Elle est organisée en collaboration avec la Galerie Chantal Bamberger, le Centre Emmanuel-Mounier et l'Assocaition Accord & Fugue. Voici un résumé de son programme :
1) Vendredi 22 mars à 10 h : Rencontre de Silvia Baron Supervielle avec les étudiants de l’Université de Strasbourg. Née à Buenos Aires en 1934, Silvia Baron Supervielle a commencé à écrire des poèmes et des nouvelles en espagnol, sa langue maternelle, avant d’arriver en France en 1961. Dès 1970 Maurice Nadeau publie ses premiers textes en français, et depuis lors son œuvre n’a cessé de s’enrichir avec des romans et nouvelles, depuis
L’or de l’incertitude (1990) au
Pont international (2011) et de nombreux livres de poésie. Elle est également traductrice des écrivains argentins (Borges, Macedonio Fernandez, Silvina Ocampo, Julio Cortazar…). Elle a traduit en espagnol Marguerite Yourcenar avec qui elle entretint
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Premier cycle de ÉCRIRE L'ALSACE, « Avec Jean-Paul de Dadelsen (1913-1957) », est organisé pour marquer le centenaire de la naissance de ce grand Européen et Alsacien. Comme son ami Albert Camus ou son contemporain Gérard Philippe, Dadelsen est aujourd'hui devenu une sorte de mythe, tant sa vie brève est frappée du sceau de l’extraordinaire. Inclassable par ses origines (allemandes, suisses, voire danoises) : « nous autres en Alsace, écrit-il, on est celtique il n’y a pas à dire on est celtico-germano-romano – (et donc aussi égypto-syriaco-illyrio-ibério-dalmato-partho-soudano-palestinien) – français comme Minuit chrétiens et au-dessous d’un certain niveau de bourgeoisie catholiques comme un seul homme ».
Inclassable comme homme d’action, à la manière d’un Malraux ou d’un Gary. Passé en Angleterre, il s’engage dans les
Forces Françaises Libres. Correspondant du journal
Combat à Londres, il a sa chronique régulière à la BBC. Il travaille à Genève avec Denis de Rougemont au
Centre Européen de la Culture. Dans le même temps, il est conseiller de Jean Monnet pour le
pool Charbon-Acier à Luxembourg. Marié à une anglaise, il est aussi familier de la littérature anglaise que de la culture allemande. Il est peu d'écrivains en son époque qui aient été aussi profondément
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Deuxième cycle de ÉCRIRE L'ALSACE : « Avec Émile Storck (1899-1973) », à l'occasion de la première traduction en français de cette œuvre majeure de la littérature dialectale du XXe siècle, sous la direction de Jean-Paul Sorg et en collaboration avec le Cercle Émile Storck.
Émile Storck et Nathan Katz ont reçu en 1966 à Freiburg
l’Oberrheinische Kulturpreis. Deux poètes représentatifs de l’humanisme rhénan, appartenant l’un et l’autre à cette génération qui dut traverser deux guerres mondiales et changer de nationalité. Scolarisés dans la langue allemande, devenus citoyens français, ils firent tous deux le choix d’écrire en dialecte alsacien, se résignant à n’être lus que d’un public limité. Si Émile Storck, mort en 1973, n’a pas vu la renaissance de la culture alsacienne, son ami Nathan Katz sera salué par le héraut de la nouvelle génération, André Weckmann, comme
« notre père à tous » et auréolé d’une soudaine gloire.
L’intégralité de l’œuvre dialectale de Nathan Katz a été publiée en édition bilingue en 2001-2003. Celle d’Émile Storck est restée méconnue. Pourtant Katz n’avait-il
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