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LE PRIX EUROPÉEN DE LITTÉRATURE
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LA BOURSE DE TRADUCTION DU PRIX EUROPÉEN DE LITTÉRATURE
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LE PRIX DE LITTÉRATURE FRANCOPHONE JEAN ARP
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LES RENCONTRES EUROPÉENNES DE LITTÉRATURE
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LES LAURÉATS
DU PRIX EUROPÉEN DE LITTÉRATURE



Lauréat 2008
Tadeusz ROZEWICZ
POLOGNE

Lauréat 2009
Tankred DORST
ALLEMAGNE

Lauréat 2010
 KIKI DIMOULA
GRÈCE


EN BREF

     Les 5° Rencontres Européennes de Littérature auront lieu à Strasbourg les vendredi 12 et samedi 13 mars 2010. L'invité d'honneur est cette année Alberto MANGUEL qui en donnera la conférence inaugurale sous le titre « Autour de Babel » (le vendredi 12 mars à 14 h 30 au Palais Universitaire, place de l'Université). Invitée d'honneur elle aussi, l'actrice Dinah FAUST donnera un récital des textes d'une autre grande dame, Kiki Dimoula, lauréate 2010 du Prix Européen de Littérature (samedi 13 mars, 15 h, au Palais du Rhin).
     70 ans après sa mort, hommage sera rendu à René SCHICKELE (1883-1940), « citoyen français und deutscher Dichter », romancier, essayiste, poète et dramaturge, et à ses traductrices, Irène Kuhn et Maryse Staiber, avec François Pétry. Charles Fichter proposera une nouvelle approche historique de l'itinéraire du grand écrivain, ami de Thomas Mann et animateur du mouvement pacifiste avec Romain Rolland et Stefan Zweig. Aline  Martin et Bernard et Dorothea Magnin donneront à entendre les textes de René Schickele en allemand  et en français (vendredi à 16 h 30, même lieu).
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     Le grand écrivain canadien d'origine argentine ALBERTO MANGUEL est l'invité d'honneur des 5° Rencontres Européennes de Littérature à Strasbpourg, Né en 1948 à Buenos Aires, Alberto Manguel a été élevé en Israël (où son père était ambassadeur) par une gouvernante tchèque qui s'exprimait en anglais et en allemand. De retour en Argentine, il apprend l'espagnol et, tout jeune encore, a le privilège de faire la lecture à Jorge Luis Borges devenu aveugle. Proche de Cortazar et de Bioy Casares, il se fait traducteur, éditeur et romancier. Il passe une vingtaine d’années au Canada, à Toronto, et devient citoyen canadien en 1985. Après l'Italie, l'Angleterre, Tahiti, et le Canada, Alberto Manguel s'est installé en France en 2001, dans un vieux presbytère près de Châtellerault. 
     Alberto Manguel vit par les livres et pour les livres. Sa langue, c'est l'écriture. Sa patrie, c'est sa bibliothèque : « Je possède plus de trente mille livres, déclarait-il récemment. Il est donc difficile de s'y retrouver sans une certaine logique. Une logique qui ne conviendrait sans doute pas à d'autres lecteurs. Je range mes livres par langues: il y a donc une section française, anglaise, allemande, italienne, russe, espagnole... Et dans ces sections, par ordre alphabétique d'auteur, sans distinction en savoir plus

     Le PRIX EUROPÉEN DE LITTÉRATURE 2010 est attribué à l’écrivain grec Kiki DIMOULA pour l’ensemble de son œuvre de poète et de prosateur, l’une des plus fortes et des plus représentatives de la Grèce d’aujourd’hui.
     Kiki Dimoula est née à Athènes en 1931. En 1949, à la fin de ses études secondaires, elle entre à la Banque de Grèce où elle travaillera pendant vingt-cinq ans. Elle publie en 1952 son premier recueil de poèmes.  En 1954 elle épouse Àthos Dimoulas, poète lui aussi, dont elle aura deux enfants.
Bien plus tard, pressée de rédiger sa notice biographique, elle écrira : « Mes études supérieures : les années passées auprès du poète Àthos Dimoulas. Sans lui je me serais contentée, j’en suis sûre, d’une paresse rêveuse et ignorante, vers laquelle je penche encore, sagement peut-être. Je lui dois d’y avoir échappé ne serait-ce qu’en partie, je lui dois mon initiation, incomplète sans doute, à la poésie. » 
     En 1971, elle publie son cinquième recueil, Le peu du monde, qui lui vaut sa première reconnaissance officielle, le Second prix d’État, et une large renommée. Son mari meurt en 1986.
     Elle reçoit le Premier prix d’État en 1989 pour Je te salue Jamais, puis le Prix Ouranis en 1994 en savoir plus

     La BOURSE DE TRADUCTION 2010 DU PRIX EUROPÉEN DE LITTÉRATURE est attribuée à Michel VOLKOVITCH pour ses traductions de l’œuvre de Kiki Dimoula et pour l’ensemble de ses travaux sur la littérature grecque moderne. 
     
Né en 1947, Michel Volkovitch a traduit une vingtaine de prosateurs grecs modernes (Còstas Taktsis, Dimìtris Hadzis, Yòrgos Ioànnou, Màrios Hàkkas, Georges Cheimonas, Zyrànna Zatèli, Ioànna Karystiàni…) et une cinquantaine de poètes (réunis pour la plupart dans l’Anthologie de la poésie grecque contemporaine dans la collection Poésie/Gallimard et dans ses Cahiers grecs, coédition Desmos/Cahiers grecs). Il a également traduit des chants populaires grecs, des chansons rebètika et une demi-douzaine d’auteurs dramatiques (Dimìtris Dimitriàdis, Loùla Anagnostàki, Xènia Kaloyeropoùlou…).      
     En tant qu' auteur, il a publié quatre livres aux Éditions Maurice Nadeau (Le bout du monde à Neuilly-Plaisance, Transports solitaires, Verbier, herbier verbal, Coups de langue) et trois autres aux éditions publie.net (Elle, ma Grèce, Babel et blabla, Éduquons !). Traducteur et auteur dirigent conjointement une collection grecque sur publie.net.
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     Le PRIX DE LITTÉRATURE FRANCOPHONE JEAN ARP 2010 est attribué au poète et essayiste Pierre DHAINAUT (France) pour l’ensemble de son œuvre, depuis son premier livre Le poème commencé, paru il y a quarante ans au Mercure de France (1969), jusqu’à Dans la main du poème, recueil d’essais paru aux Écrits du Nord en 2007.
     Pierre Dhainaut est né le 13 octobre 1935 à Lille. S’il aime le Nord, c’est moins celui des banlieues ouvrières où il passa son enfance et son adolescence que celui de la plaine des Flandres et surtout celui de la mer : dès 1957, après sa rencontre avec Jacqueline, il vit à Dunkerque, où s’est déroulée toute sa carrière de professeur. Mais d’autres lieux lui sont nécessaires, pour lesquels il écrira également, en particulier la Chartreuse et l’Aubrac. 
     Après avoir subi l’influence du surréalisme, il publie au Mercure de France en 1969 son premier livre, Le poème commencé. La ferveur qui l’animait sera remise en cause avec violence entre 1970 et 1977 dans Jour contre jour, Le regard, la nuit blanche, Efface, éveille, Au plus bas mot. La crise dénouée, il aspire à une expression qui interroge autant qu’elle célèbre et révèle un pays d’accueil dans la durée commune. L’âge en savoir plus

     Le PRIX DU PATRIMOINE NATHAN KATZ 2010 distingue l’œuvre de René SCHICKELE afin d’en donner enfin, 70 après sa mort, une approche nouvelle, débarrassée des lectures partisanes qui l’ont longtemps déformée.
     René Schickele est né en 1883 à Obernai, dans l’Alsace annexée par le Reich allemand. Son père est originaire de Mutzig, sa mère du Territoire de Belfort. Par la force de l’histoire, l’allemand, langue de l’école, deviendra la langue de cet écrivain pourtant viscéralement opposé à l’Allemagne militariste de Guillaume II, et plus encore au totalitarisme nazi. Dès 1901, il fonde à Strasbourg la revue d'avant-garde Der Stürmer qui défend l’idée d’une « alsacianité de l’esprit » fondée sur une perspective européenne et sur la vocation médiatrice de l’Alsace entre France et Allemagne. En 1909, journaliste à Paris, il est fortement impressionné par le socialisme pacifiste de Jaurès qui restera sa référence essentielle. De retour à Strasbourg en 1911, il est rédacteur en chef du journal libéral de Gustave Stoskopf, la Straßburger Neue Zeitung. Quand éclate la Première Guerre mondiale, il se réfugie en Suisse et transforme la revue expressionniste Die weißen Blätter en un organe de l’internationale pacifiste.
     En novembre 1918, il est à Berlin où en savoir plus

     La BOURSE DE TRADUCTION 2010 DU PRIX DU PATRIMOINE NATHAN KATZ est attribuée à Irène KUHN et Maryse STAIBER pour la première traduction en français de Himmlische Landschaft, de René SCHICKELE, et pour l’ensemble de leur travail d’étude et de mise en valeur du patrimoine littéraire de l’Alsace. 
     Née à Strasbourg en 1947, Irène Kuhn a fait des études de germanistique à Strasbourg, Hanovre, Berlin, Leipzig et Paris. Titulaire de l’Agrégation d’allemand et d’un doctorat portant sur les traductions de Baudelaire et leur réception dans l’espace germanophone, elle a enseigné au Fremdspracheninstitut de Munich avant de retrouver la ville de son enfance. Nommée maître de conférences à l’Université de Strasbourg, elle s’est beaucoup engagée pour la formation des traducteurs littéraires (DESS, Master professionnel). Irène Kuhn est l’auteur de publications universitaires, pour la plupart consacrées à la traduction littéraire (Antoine Bermans „produktive” Übersetzungskritik. Entwurf und Erprobung einer Methode, Tübingen, 2007) et d’une série d’ouvrages bilingues („Zweisprachige Reihe” aux Éditions dtv à Munich). Elle est l’auteur de très nombreuses traductions en savoir plus

     C'est l'histoire d'une heureuse rencontre. Jean-Louis de VALMIGÈRE a passé son enfance rue des Pucelles dans le vieux Strasbourg. Fin connaisseur de la culture et de l'art de vivre alsaciens, il a commencé sa vie professionnelle comme professeur de lettres. Pour lui,  l'art de manger et de boire, l'art d'habiter ou l'art d'écrire témoigent tous à leur manière d'une même démarche de culture. On ne peut les célébrer vraiment bien qu'ensemble. Aujourd'hui propriétaire du restaurant Chez Yvonne, il a fait de cette adresse déjà bien connue non seulement l'une des meilleures tables strasbourgeoises, mais un des rendez-vous favoris des écrivains et des artistes.
     Pour sa part, l'Association Capitale Européenne des Littératures (ACEL) s'est donné pour vocation depuis sa création en 2005 de mettre en valeur la place de Strasbourg, aujourd'hui et hier, comme haut lieu de création et de rencontre des langues et des cultures d'Europe. Grâce à Jean-Louis de Valmigère, les trois prix littéraires qu'elle a créés à cette fin  – Prix Européen de Littérature, Prix de Littérature Francophone Jean Arp et Prix du Patrimoine Nathan Katz – ont à présent une en savoir plus

    Le 17 juillet 1979 a lieu à Strasbourg la première réunion du Parlement Européen. C’est l’Alsacienne Louise Weiss, en qualité de doyenne, qui préside l’assemblée. C’était il y juste a trente ans : cette Europe qui pendant tant de siècles s’était déchirée et n’était parvenue à la démocratie qu’à travers tant de sacrifices, voici qu’elle avait enfin un Parlement élu au suffrage universel direct…
     
A-t-on suffisamment fêté cet anniversaire ? À peine, comme si on en avait oublié la signification. Trop occupé sans doute par les péripéties du Traité de Lisbonne et les postes prochainement à pourvoir… Un livre, signé de Michel Loetscher et intitulé Louise Weiss, une Alsacienne au cœur de l’Europe (éd. Place Stanislas), vient fort heureusement de paraître pour saluer la grande figure qui marqua cet événement de son autorité d’Européenne convaincue et de femme de haute culture. « Jadis, écrit Michel Loetscher, le concert de l'Europe avait sa voix féminine. L'orchestre ne manquait pas de chœur et comptait une soliste hors du commun. C'était en un temps où l'Europe ne se connaissait que des pères fondateurs et où les femmes n'avaient pas le droit de vote. Mais qui se souvient encore de celle qui jouait sa petite note européenne obstinée au fil d'un XX° siècle tendu vers son inhumanité ? » Il suffit en savoir plus

      La Ville et la Communauté Urbaine  de Strasbourg, partenaires du Prix Européen de Littérature depuis sa création, ont adressé à l'Association Capitale Européenne des Littératures (ACEL), organisatrice du Prix, un message de soutien que nous sommes heureux de reproduire ici dans son intégralitéœ: « Donner un visage à chaque culture d’Europe : cette belle ambition du Prix Européen de Littérature, la Ville et la Communauté Urbaine de Strasbourg la partagent entièrement, et apportent avec conviction leur soutien à cette initiative exigeante et de longue haleine. Chaque année depuis trois ans, le Prix Européen de Littérature honore une grande figure choisie parmi les pays membres de la grande Europe. Plus que la géographie, ce qui réunit ces pays est la conviction que l’Europe partage à la fois des valeurs – la culture et la démocratie, inséparables – et un besoin essentiel de partage, de circulation, de confrontation des textes et des idées. À Strasbourg, ville-carrefour, ville du croisement des langues et de la rencontre des cultures, le Prix Européen de Littérature trouve tout naturellement sa place.
     « Strasbourg est historiquement une ville du livre, et conduit une politique en savoir plus

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