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LE PRIX JEAN ARP
DE LITTÉRATURE FRANCOPHONE

LES MEMBRES DU JURY

 INDÉPENDANCE
 Le Prix de Littérature Francophone Jean Arp est par principe strictement indépendant de toutes les structures officielles avec lesquelles il collabore. 
 Son organisation, ainsi que celle des événements qui l’entourent, est entièrement prise en charge par une association totalement dédiée et sans but lucratif, l’Association Capitale Européenne des Littératures (ACEL).
 Le secrétariat du Jury est assuré par Jacques GOORMA et la coordination du Prix par Pascal MAILLARD.
  
 
DIVERSITÉ
 Placé sous la présidence d’honneur de l’écrivain Claude VIGÉE, le Jury du Prix de Littérature Francophone Jean Arp est composé d’écrivains, d’éditeurs, de responsables culturels, de traducteurs et d’universitaires. 
 Le Jury du Prix de Littérature Francophone Jean Arp comprend quinze membres :
  François-Xavier CUCHE - écrivain, universitaire
 François-Marie DEYROLLE - écrivain, éditeur, responsable culturel
 Claude-Henry DU BORD - écrivain, éditeur, traducteur
 Michèle FINCK - écrivain, universitaire
 Vladimir FISERA - écrivain, traducteur
 Jacques GOORMA - écrivain, éditeur, responsable culturel
 Jean-Paul KLÉE - écrivain
 Pascal MAILLARD - écrivain, responsable culturel, universitaire
 Jean-Yves MASSON - écrivain, éditeur, traducteur, universitaire
 Jean-Baptiste PARA - écrivain, éditeur, traducteur, universitaire
 Gérard PFISTER - écrivain, éditeur, traducteur
  Anne-Marie SOULIER - écrivain, traducteur, 
 Albert STRICKLER - écrivain, responsable culturel
 Marc SYREN - écrivain, responsable culturel
 Jean-Claude WALTER - écrivain

LES PRINCIPES DE SÉLECTION

 DES VOIX FORTES ET SINGULIÈRES
 Le Prix de Littérature Francophone Jean Arp se fixe pour but de promouvoir la diversité de la création littéraire de langue française, face au rouleau compreseur de la marchandisation du livre et de la mondialisation de l’édition. 
 Donner leur juste place à des voix fortes et singulières, qui illustrent la vitalité de la littérature de langue française en dépit de la dureté des temps – mais les temps ont-ils jamais été faciles pour les vrais créateurs ? –, voilà qui ouvre un large espace, à rebours du confinement où nous enferment les conformismes ambiants, qu’ils soient commerciaux, médiatiques ou idéologiques. 
 Il importe d’autant plus que les principes de sélection qui dirigent les choix du Jury soient rigoureux et fermes. 

 LA FIGURE DE JEAN ARP
 À cet égard, le parrainage de Jean Arp est de nature à fournir au Jury de solides garde-fou contre toutes les formes de complaisance ou, à l’inverse, de dogmatisme. Car il est peu d’artistes qui aient été d’une aussi intransigeante indépendance que lui et dont l’œuvre soit marquée d’une aussi irréductible originalité. Fondateur du mouvement Dada à Zurich en 1916, Jean Arp, né à Strasbourg en 1886 et mort à Bâle en 1966, est l’un des plus grands créateurs modernes. 
 Artiste polymorphe, s’exprimant aussi bien à travers les dessins, les collages, les reliefs, les sculptures que l’écriture, Jean Arp est l’auteur d’une œuvre littéraire d’une exceptionnelle originalité et cohérence : « Si par impossible, écrivait-il, j’étais obligé de choisir entre l’œuvre plastique et la poésie écrite, si je devais abandonner, soit la sculpture, soit les poèmes, je choisirais d’écrire des poèmes. » 
 Jean Arp, écrivain français ou écrivain francophone ? Comme pour tous les écrivains francophones, la langue française n’est pas pour Arp une donnée, mais un choix. Né dans une terre alors de langue allemande, Arp n’a cessé pourtant tout au long de son itinéraire de créateur de construire une œuvre littéraire en langue française, depuis les textes publiés dans les revues Dada parisiennes jusqu’aux Jours effeuillés parus aux Éditions Gallimard en 1966. Ce choix du français conjointement à une autre langue acquise dès l’enfance symbolise parfaitement la position de l’écrivain dans les pays de la francophonie, souvent multilingues, où la langue française est une conquête amoureuse plus qu’une simple habitude. 

 LA LANGUE FRANÇAISE COMME CHOIX
 Les Lauréats sont des écrivains dont l’œuvre est en partie ou en totalité écrite en langue française. Ils peuvent être originaire d e France, d’un pays francophone ou d’un pays non francophone, comme bien des écrivains – et combien de première grandeur ! – qui ont fait individuellement le choix de la langue française. 
 Le Jury ne se détermine pas en fonction des plus ou moins justifiées qui ont pu s’établir pour ou contre telle œuvre en fonction des intérêts commerciaux ou académiques ou des réseaux d’influence qui se sont attachées à la faire connaître ou, au contraire, à l’éclipser. 
 Le fait que le Jury comporte en son sein des écrivain, des éditeurs, des responsables culturels, des traducteurs et des universitaires permet d’avoir vis-à-vis des œuvres une grande diversité d’approches.

LE PROCESSUS DE DÉLIBÉRATION

 LES QUATRE ÉTAPES
 Le processsus de délibération du Jury se déroule en quatre étapes. 
 En premier lieu, une investigation est menée avec l’appui d’un réseau de correspondants et d’experts afin d’identifier les œuvres susceptibles de pouvoir être proposées en fonction des critères de sélection énumérés ci-dessus. 
 En deuxième lieu, des échanges ont lieu au sein du Jury pour enrichir et vérifier l’information ainsi recueillie et procéder à une première préselection. 
 En troisième lieu, chaque membre du Jury est appelé à établi une liste des trois candidats, classés par ordre de préférence décroissante, qu’il se propose de soutenir devant le Jury. 
 En quatrième lieu, le Jury réuni en assemblée plénière au début de novembre, constate le nombre des soutiens recueillis pour chaque candidature, évalue les arguments avancés en leur faveur par les membres du Jury et se prononce par un vote à la majorité simple des voix.
 
 SINCÉRITÉ ET RIGUEUR DES CHOIX
 Durant tout ce processus de délibération l’attention des membres du Jury est appelée sur la valeur singulière et exemplaire qu’ils doivent donner à leurs choix, dans l’intérêt du Prix et de la littérature, au-delà de tout conformisme comme de toute sympathie personnelle, afin d’éviter qu’à aucun moment la délibération du Jury ne puisse ressembler à un consensus tiède ou à un compromis.